Politique: Un spécialiste d’Internet à la tête des Verts
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PolitiqueUn spécialiste d’Internet à la tête des Verts

Le conseiller national zurichois Balthasar Glättli va devenir le président des Verts samedi. Il sera élu lors d’une assemblée des délégués en ligne, une première.

Élu en 2011 à la Chambre du peuple, Balthasar Glättli représente les Verts au sein de la Commission des institutions politiques du Conseil national. Il y a présidé le groupe parlementaire de fin 2013 à cette année.

Élu en 2011 à la Chambre du peuple, Balthasar Glättli représente les Verts au sein de la Commission des institutions politiques du Conseil national. Il y a présidé le groupe parlementaire de fin 2013 à cette année.

Keystone

Les Verts deviendront samedi le premier parti de Suisse à élire son président lors d’une assemblée des délégués en ligne. Une situation qui correspond au futur élu: Balthasar Glättli, qui a travaillé des années durant dans le secteur informatique, s’est engagé pour les droits des citoyens sur la Toile.

Le conseiller national zurichois a fondé sa société de conseil après avoir interrompu ses études. En 2014, il a accepté que les données de son téléphone mobile soient tracées pendant six mois et que les résultats soient accessibles sur Internet. Il voulait ainsi attirer l’attention sur les problèmes posés par la surveillance.

Sur le dossier Crypto

Aujourd’hui âgé de 48 ans, Balthasar Glättli a encore été le premier politicien à exiger une commission d'enquête parlementaire (CEP) pour éclaircir l’affaire d’espionnage entourant l’entreprise zougoise Crypto. Il a défendu le principe de neutralité du net et mis en garde sur les dangers du vote électronique pour la démocratie.

Un autre sujet qui le préoccupe est le climat. Le Vert zurichois a fermement défendu l’introduction d’une taxe sur les billets d’avion dans la nouvelle loi sur le CO2. Il s’est aussi fortement engagé dans la politique d’asile et des étrangers.

Actif dès son plus jeune âge

L’action politique a fait partie de sa vie depuis toujours, écrit-il sur sa page internet. Il était déjà actif politiquement à l’école et, dès son plus jeune âge, il a co-fondé l’association „wum – Welt Umwelt Mitwelt« (Monde Environment Société) dans sa commune, ce qui a attiré l’attention des Verts locaux.

Dans les années 1990, il a fondé la Junge Grüne Alternative (les prédécesseurs des Jeunes Verts Suisses) et s’est impliqué dans les médias en tant que porte-parole du groupe d’initiative Zaf! Zurich sans voiture. Son militantisme l’a aidé à être élu conseil municipal (législatif) de Zurich en 1998, où il a occupé jusqu’en 2004 le poste de président du groupe.

À côté de ces engagements, il a été secrétaire politique de l’ONG Solidarité sans frontières de 2003 à 2010. Il est également vice-président de l’Association suisse de défense des locataires (ASLOCA).

À Berne depuis 2011

Élu en 2011 à la Chambre du peuple, Balthasar Glättli représente les Verts au sein de la Commission des institutions politiques (CIP-N) et au Bureau du Conseil national. Il y a présidé le groupe parlementaire de fin 2013 à cette année.

Après la «vague verte» des élections fédérales d’octobre, Balthasar Glättli estime que les chances de son parti d’obtenir un siège au Conseil fédéral sont intactes. «Si nous pouvions choisir, nous prendrions ce siège dès demain», avait-il déclaré au lendemain du scrutin. «Mais c’est aux autres partis de nous donner l’accès» au gouvernement.

Fils de deux enseignants, Balthasar Glättli a vaincu une leucémie durant son enfance. «La chance d’une deuxième vie lui donne le sentiment d’avoir une mission», a récemment affirmé son épouse, la conseillère nationale Min Li Marti (PS/ZH), dans la NZZ am Sonntag. Le couple a une fille de deux ans.

(ATS)

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