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ProstitutionUn système bien rodé de loyers abusifs dévoilé

A Genève, les travailleuses du sexe paient leur chambre 3000 francs par mois. Les abus impliquent également des propriétaires d’immeubles.

par
Cléa Favre
En novembre 2012, Angelina (responsable du syndicat des travailleurs et travailleuses du sexe (STTS)) et Veronica, prostituées à Genève, dénonçaient le prix des loyers exorbitants.

En novembre 2012, Angelina (responsable du syndicat des travailleurs et travailleuses du sexe (STTS)) et Veronica, prostituées à Genève, dénonçaient le prix des loyers exorbitants.

Lionel Flusin

D’après GHI, Aspasie a patiemment recueilli et recoupé les témoignages aux Pâquis à Genève. La démarche de l’association a permis de recenser durant 3 ans 200 travailleuses du sexe victimes de loyers abusifs (2 500 à 3 000 fr. pour une chambrette sans cuisine). Toutes sont prêtes à être entendues par la justice, à condition que leur anonymat soit garanti. La peur de perdre son logement, et donc son emploi, est bien palpable.

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