Test - Un ticket valide  pour les nouvelles oreillettes Huawei
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TestUn ticket valide pour les nouvelles oreillettes Huawei

Tout ce que l’on peut attendre des FreeBuds 4i dernier cri. Du prêt à porter mais pas vraiment de la haute couture.

par
Jean-Charles Canet
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Un boîtier galet, deux oreillettes Bluetooth… et aussi un câble USB-C/USB-A  pour recharger le rechargeur. 

Un boîtier galet, deux oreillettes Bluetooth… et aussi un câble USB-C/USB-A pour recharger le rechargeur.

DR
Une diode verte indique que les oreillettes sont prêtes à l’emploi. 

Une diode verte indique que les oreillettes sont prêtes à l’emploi.

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Lorsque que l’oreillette est bien enfoncée dans le pavillon, le mode de suppression de bruits extérieurs se révèlent globalement efficace. 

Lorsque que l’oreillette est bien enfoncée dans le pavillon, le mode de suppression de bruits extérieurs se révèlent globalement efficace.

Huawei.

Environ un an après l’arrivée des FreeBuds 3i, Huawei récidive sur les marché des oreillettes Bluetooth d’entrée de gamme. Pour 99 francs, prix comme il se doit «conseillé», soit sensiblement moins que certains de ses concurrents à performances comparables. Le modèle 4i que nous maltraitons depuis une dizaine de jours s'enorgueillit d’une autonomie accrue (c’était un gros point faible de la génération précédente) et toujours d’un système de réduction active de bruit, fonction rarement présente dans cette gamme. Les deux oreillettes se rechargent dans un petit boîtier ovoïde aux rondeurs et dimensions agréables pour la poche. Elles s’appairent à tout appareil Bluetooth, c’est évidemment un smartphone que nous avons privilégié.

Finition passable

Sur la forme, nous ne nous attendions pas une finition de joailler. C’est donc sans surprise qu’on découvre un boîtier doté d’un couvercle à charnière doté d’un petit jeu. Quant à sa robe en plastique, en l’occurrence noire (mais une version blanche est également proposée en Suisse), cette dernière se révèle tantinet couinante. On est donc dans le prêt à porter, pas dans la haute couture.

Une petite diode verte se manifeste quelques secondes à chaque ouverture du clapet pour nous signaler que tout va bien et que les oreillettes sont optimalement chargées. Il faudra penser de temps en temps, et surtout après un long usage, à les remettre dans le berceau et à l’alimenter régulièrement via un câble USB fourni afin que l’hiver venu on ne se retrouve pas dépourvu. Pas de recharge par induction, on peut vivre sans.

Intra auriculaire

À l’usage rien de rédhibitoire à signaler. L’oreillette, dotée par défaut d’une embout en silicone (deux rechanges, de dimensions plus réduites sont dans l’emballage), épouse parfaitement le pavillon de notre oreille. On passe très simplement aux trois mode de traitement des son extérieurs par le simple appui prolongé sur le haut de la tige gauche ou droite: «Off», soit désactivée. «Awarness», soit amplification des sons ambiants et «Noise cancellation», soit, et c’est celui qui nous intéresse le plus, le mode de réduction du bruit. Ces modes sont susurrés en anglais par une voix féminine.

À proximité d’un bruit constant, tel le doux chuintement des ventilateurs d’un ordinateur en goguette mais aussi tel le bruit plus tonitruant d’un taille-haies électrique, le passage efficace du mode neutre (ou amplification) au mode de réduction de bruit est sensiblement ressenti. Mais les bruits inconstants, par exemple ceux des petits oiseaux qui chantent dans les arbres, le cri strident des coccinelles en rut (à moins que cela soit celui de sauterelles, on ne sait pas, on se sait plus, on est perdu) ou encore le passage de vrombissants véhicules sous les fenêtres ouvertes échappent assez largement à la vigilance du suppresseur. Et si d’aventure vous vous contentez de poser délicatement les oreillette dans le creux du pavillon, sans les enfoncer, c’est comme si vous tentiez de mettre Cudrefin (VD) en bouteille: les oreillettes deviennent des passoires mais là, ce n’est pas de leur faute. Au final, lorsque bien utilisée, nous sommes plutôt agréablement surpris par la fonction.

Côté son

Dans le registre de la reproduction des sons, ceux que l’on souhaite entendre bien évidemment, on est dans le correct sans exploits. Musicalement parlant, l’écoute est équilibrée. Pas d’aigus stridents ni de basses encombrantes. Juste un registre agréable. Quand aux podcasts que nous aimons écouter en mobilité, ils supportent aisément une longue période sous cloche. On ne réclame pas cependant à ces accessoires les performances qu’exigerait une audiophile pointu, loin de là. Et parfois l’ignorance est une bénédiction.

Smartphones Android mieux lotis

On peut certes regretter de ne pas pouvoir accéder à des fonctions de gestion du volume ou de passage au morceau suivant directement via l’oreillette. Mais sortir son smartphone de la poche pour cela ne paraît pas chose insurmontable. Il à noter que quelques menues fonctions peuvent être consultées et modifiées en passant par l’application «Huawei AI Life» mais seule celle proposée sur la famille des smartphones Android reconnaît les Freebuds. Sur iOS, elles ne sont ni reconnues ni listées, sans pour autant contrarier les fonctions de base des oreillettes. L’impossibilité d’accéder avec un iPhone aux mises à jour, que le constructeur propose il est vrai avec parcimonie, n’en constitue pas moins un problème à nos yeux.

Endurance

Les dix heures d’écoutes en continue annoncées sont certes très supérieure à la génération 3i, elles ne nous paraissent pas moins un tantinet exagérées, comme lorsque les syndicats comptent les manifestants. La police concèdent plutôt neuf heures trente en mode neutre et sept heure en mode avec la «noise cancellation» activée. Enfin, les amateurs de conversations téléphonique à proximité d’une bretelle d’autoroute devraient trouver à redire sur le mode main libre. On nous chuchote dans l’oreillette que lorsque le bruit ambiant est d’un tel niveau, tout dialogue pourrait déboucher sur un malentendu. N’ayant pas eu l’occasion de nous mettre dans une condition aussi extrême nous avons pu conserver un ton badin lors de nos communications avec le monde extérieur.

Au final, ces FreeBuds nous paraissent recommandables, essentiellement pour leur rapport fonctions/prix et surtout aux utilisateurs d’un smartphone Android. On ne le dira pas trop fort car nous sommes pédants et voulons absolument appartenir à la caste des technophiles qui exhibent leurs attributs comme d’autres leur Porsche Cayenne.

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