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BelgiqueUn trafic de viande de cheval aux ramifications européennes

Les autorités sanitaires belges ont saisi 16,2 tonnes de viande de cheval, dont une partie proviendrait d'un trafic mis au jour dans le sud de la France à la mi-décembre. Elles ont aussi critiqué l'inaction des autorités européennes.

Un trafic de viande de cheval a été mis au jour en France et en Belgique. (Photo d'illustration)

Un trafic de viande de cheval a été mis au jour en France et en Belgique. (Photo d'illustration)

AFP

La France a informé la semaine dernière la Belgique que 17,5 tonnes de viande impropre à la consommation, car portant des «passeports» falsifiés, avaient été livrées au début de l'année à une entreprise belge, explique dans un communiqué l'Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

Selon l'enquête française, cette viande provenait de centres équestres, de laboratoires pharmaceutiques ou de particuliers et ne devait en principe pas être consommée. Elle a été intégrée en Belgique à un «lot plus grand de 82 tonnes de viande de cheval» au total, explique l'agence sanitaire belge.

Sur ces 82 tonnes, mêlant donc de la viande issue d'une filière d'élevage normale et des produits du trafic, 63,6 tonnes ont été «distribuées dans toute l'Europe», en particulier en France et aux Pays-Bas, a précisé un porte-parole de l'Afsca.

En février et mars, 1,6 tonne avait été vendue comme viande fraîche en Belgique, tandis que les dernières 16,8 tonnes, sous forme congelée, ont été saisies cette semaine par l'Afsca.

Absence d'action concrète critiquée

«Cette fraude montre que des problèmes d'identification de chevaux existent dans divers pays européens. Bien que l'Agence alimentaire ait soulevé de nombreuses fois ce problème auprès de la Commission européenne, aucune action concrète n'a encore été prise pour harmoniser les contrôles dans les différents Etats membres pour une correcte application de la réglementation européenne dans l'ensemble de l'Union», accuse l'Afsca.

Dix personnes, dont l'organisateur présumé du réseau, ont été mises en examen à Marseille dans le cadre de cette enquête.

Dans son communiqué, l'Afsca cite le procureur de Marseille, Brice Robin, qui avait affirmé qu'«en l'état de ce dossier», la viande en question n'était pas nuisible à la santé humaine.

(ats)

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