Publié

Jura bernoisUn trottoir construit du bon côté? Certains en doutent…

Un propriétaire cède une bande de son terrain pour faciliter le passage des piétons. Le canton préfère traverser la route.

par
Vincent Donzé
Le trottoir s’arrête, alors que la place est libre: il faudra traverser la route deux fois sur cent mètres

Le trottoir s’arrête, alors que la place est libre: il faudra traverser la route deux fois sur cent mètres

lematin.ch/Vincent Donzé

Un trottoir qui s’arrête sans raison alors que la place est libre, c’est l’histoire de Clochemerle qui agite Bellelay, (BE), hameau célébré pour sa tête de moine, ses balades équestres, ses expos à l’abbatiale, sa clinique psychiatrique et son Hôtel de l’Ours. Le trottoir a-t-il été construit du bon côté? Certains en doutent…

Si le trottoir qui descend de l’école n’a pas été pas prolongé le long du terrain appartenant à l’Hôtel de l’Ours, ce n’est pas la faute de son propriétaire: «J’ai mis la bande de terrain nécessaire à disposition», assure ce dernier.

Dans «Le Journal du Jura», le maire Markus Gerber a fourni son explication: le prolongement du trottoir côté sud aurait coûté 150 000 francs à la commune, alors que les piétons seront moins nombreux après le déplacement de l’arrêt de bus. Un coût jugé exorbitant pour un trottoir avant tout destiné aux villageois.

À Bellelay, les piétons ne comprennent pas tous la nouvelle signalisation.

À Bellelay, les piétons ne comprennent pas tous la nouvelle signalisation.

lematin.ch/Vincent Donzé

Le maire soutient que ceux qui se rendent à la Maison de la tête de moine n’auront pas besoin de traverser la route, puisqu’un sentier les y conduit à travers champs. Soit, mais ce qui est contesté, c’est la variante nord choisie et construite par le canton, où le trottoir n’est relié à rien: il faudra traverser la route pour se rendre à l’abbatiale ou pour rejoindre la Maison de la tête de moine, une contrainte qu’un trottoir côté sud aurait permis d’éviter.

«Pour faciliter l’aménagement d’un trottoir, j’ai démonté l’ancienne barrière située au bord de la route pour en poser une nouvelle en cédant deux mètres de terrain, sur une centaine de mètres», rapporte le propriétaire de l’Hôtel de l’Ours, François Vorpe. Offre déclinée par le canton, récalcitrant aux servitudes. «Au lieu de traverser deux fois la route, les piétons marcheront sur le bas-côté», prévoit ce propriétaire.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
7 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Bel Lait

24.11.2020 à 08:45

En fermant la Fabrique de fromage renommé et l'hôtel de l'Ours, en cessant les expos à l'Abbatiale et les ballades à cheval, ( cet exercice étant en test vu la pandémie) on pourrait ne garder que la clinique psychiatrique pour y accueillir tous les futurs adeptes de la mobilité douce qui rouleront sans droit et à toute vitesse sur ledit trottoir. De même pour les promeneurs de chien, qui lui, se moque de quel côté de la route il fera ses besoins.

Râleur un peu

24.11.2020 à 08:29

Eh oui... l’office des ponts et chaussées du Jura bernois n’en pas à sa première décision qui engendre l’incompréhension. A part dans deux villages, ils vont toujours à l’encontre de la logique et ce depuis l’arrivée du nouveau chef.

le plombier de nulle part

24.11.2020 à 07:20

comment peut on savoir qui est du mauvais cotè ...et mauvais cotè de quoi la route a des deux cotè des maison on ne peut pas sastisfaire tout le monde