Attentat à Berlin: Un Tunisien arrêté en Allemagne
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Attentat à BerlinUn Tunisien arrêté en Allemagne

Un homme de 26 ans a été interpellé par les forces de l'ordre, dans le cadre de l'enquête lancée après l'attaque survenue le 19 décembre.

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Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

AFP
Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

archive, AFP

Un ressortissant tunisien a été interpellé par la police allemande dans le cadre de l'enquête sur l'attentat commis à l'aide d'un poids-lourd contre un marché de Noël le 19 décembre à Berlin qui a fait 12 morts. Il était entendu pour déterminer s'il a joué un rôle dans l'attaque.

Une porte-parole du procureur fédéral a précisé mercredi que l'homme était âgé de 26 ans. L'attaque avait été perpétrée par un autre Tunisien, Anis Amri, abattu quatre jours plus tard lors d'une fusillade avec la police italienne près de Milan.

La police a perquisitionné mardi soir dans la chambre du suspect, qui a dîné avec Anis Amri la veille de l'attaque commise contre le marché situé devant l'Eglise du Souvenir dans le centre de Berlin. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de cet attentat qui a également fait 56 blessés.

Analyses en cours

La police ne dispose pas d'éléments suffisamment probants pour inculper le jeune homme arrêté, mais des analyses sont en cours sur du matériel de communication saisi lors de la perquisition.

Un appartement appartenant à un autre individu ayant lui aussi été en contact avec Anis Amri a fait l'objet d'une perquisition, a ajouté la porte-parole du procureur.

Armes identifiées

L'arme dont a fait usage en Italie Anis Amri est aussi celle ayant servi à tuer le chauffeur polonais du camion volé utilisé lors de l'attentat de Berlin le 19 décembre, a révélé de son côté la police italienne. La comparaison balistique ne laisse aucun doute.

Le Tunisien de 24 ans, qui a donc traversé l'Europe avec cette arme après l'attentat de Berlin, avait blessé à l'épaule un policier italien après avoir été contrôlé inopinément vers 03h00 du matin le 23 décembre.

Les experts, en contact avec les enquêteurs allemands, tentent désormais de savoir si cette même arme a pu servir pour commettre d'autres crimes.

Accueil des réfugiés

L'attentat de Berlin a relancé le débat déjà très vif sur l'accueil des réfugiés et des migrants. Anis Amri avait en effet été débouté du droit d'asile.

Le chef de file de l'Union chrétienne sociale (CSU) a réitéré dans ce contexte sa demande de plafonnement de l'accueil des réfugiés en Allemagne. Il juge que des divergences restent à combler avec l'Union chrétienne démocrate (CDU) d'Angela Merkel avant d'entamer la campagne pour les élections législatives de septembre.

Le «sommet de la réconciliation» entre la CDU et son alliée bavaroise qui doit se tenir en présence de la chancelière est toujours prévu pour février, mais l'ordre du jour n'est pas bouclé, a précisé Horst Seehofer.

La politique d'accueil des réfugiés menée par Angela Merkel a suscité de vives tensions entre la CDU et la CSU, qui souhaite limiter l'accueil des réfugiés à 200'000 par an. «Nous devons encore discuter de certaines choses, puis nous irons ensemble aux élections», a insisté Horst Seehofer.

(ats)

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