Burkina Faso: Un village a été attaqué, 13 morts au moins
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Burkina FasoUn village a été attaqué, 13 morts au moins

Des hommes armés ont fait irruption dans le village burkinabé de Yirgou, mardi. De nombreuses victimes sont à déplorer.

Les attaques attribuées à des groupes djihadistes ont fait plus de 270 morts depuis 2015.

Les attaques attribuées à des groupes djihadistes ont fait plus de 270 morts depuis 2015.

Photo d'archives, AFP

Au moins treize personnes ont été tuées mardi dans une attaque d'hommes armés, suivie de représailles intercommunautaires à Yirgou, un village de la commune de Barsalogo dans le centre-nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi de sources locales et sécuritaires.

«Des individus armés non identifiés ont attaqué mardi matin le village de Yirgou et tué six personnes dont le chef du village», a déclaré à l'AFP une source sécuritaire, sous le couvert de l'anonymat.

«Selon des témoins, ils sont arrivés à bord de motocyclettes en tirant des coups de feu en l'air (...). Certains se sont rendus au domicile du chef de village qu'ils ont abattu avec un de ses fils avant de repartir», a-t-elle ajouté.

Un habitant de Barsalogo, joint depuis Ouagadougou, a raconté à l'AFP qu'après le départ des assaillants, «des groupes de Mossis proches du chef de village ont attaqué un campement de Peuls, accusés d'être complices des terroristes».

Des lynchages

«Sept éleveurs peuls ont été lynchés à mort» par ces groupes qui ont également incendié leurs cases, a confirmé à l'AFP une source sécuritaire, précisant qu'un dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux.

Les Mossis sont l'ethnie majoritaire au Burkina. Les Peuls sont des éleveurs nomades présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, qui dénoncent leur assimilation aux groupes djihadistes de la région, rejoints par certains membres de leur communauté.

Lundi, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a décrété l'état d'urgence dans plusieurs régions du pays, pour contrer la menace terroriste des islamistes armés. Le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières. D'abord concentrées dans le nord du pays, elles se sont ensuite étendues à d'autres régions dont celle de l'Est, frontalière du Togo et du Bénin.

Les attaques attribuées notamment aux groupes djihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) ont fait plus de 270 morts depuis 2015. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

(ats)

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