Tessin: Un village entier craint un tueur de chat
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TessinUn village entier craint un tueur de chat

Blessée par un fusil à air comprimé, Pupi est décédée mardi, à Taverne. Les habitants du quartier sont inquiets.

par
ofu
Twitter@Blick

Dans sa rue, tout le monde la connaissait: Pupi, une chatte tigrée de 6 ans, avait ses petites habitudes avec les habitants de Taverne (TI). «Elle venait tous les jours se faire caresser par les gens sur notre terrasse», explique à «Blick», Fiorenzo Continati, gérant d'un bistrot de la localité tessinoise. Mais l'animal ne pourra plus jamais venir lui rendre visite. Il a été abattu avec un fusil à air comprimé, en début de semaine. Son propriétaire, Antonello Annunziata, multiplie les efforts pour retrouver le responsable.

Le tragique incident s'est produit mardi. Comme tous les matins, Pupi a fini sa gamelle avant de sortir et de s'amuser dans le voisinage. Or, elle est revenue à la maison à peine 30 minutes plus tard, en boitant. Sa patte avant saignait. Antonello Annunziata a immédiatement amené l'animal chez le vétérinaire, qui a retrouvé dans son corps une balle en plomb. Le félin est malheureusement décédé des suites d'une embolie.

«Il voulait peut-être viser mon chien»

L'enquête de voisinage mené par le journal alémanique montre: ce n'est pas la première fois qu'une balle provenant d'un fusil à air comprimé blesse quelqu'un dans la région. Katia Gianinazzi, 41 ans, raconte: «C'était il y a quelques mois. Je promenais mon chien quand j'ai entendu le bruit d'un fusil à air comprimé. Juste après, j'ai senti une douleur brûlante au niveau de ma hanche.» Après s'être mise en sécurité, la serveuse se souvient avoir découvert un trou dans le pantalon et un gros hématome juste en-dessous. «Il s'agit peut-être du même tireur. Peut-être qu'il voulait viser mon chien.»

Après ce qui s'est passé, les habitants de Taverne craignent que l'inconnu ne repasse à l'acte. Elvezia Gottardi, 79 ans, affirme: «Je vis ici depuis 50 ans, mais je n'ai encore jamais vu une chose pareille.» Elena Ceraudo, une femme au foyer de 48 ans, ajoute: «Je ne me sens pas rassurée quand je promène mon chihuahua.» On ignore si une plainte a été déposée auprès de la police.

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