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FranceUn wagon de déchets nucléaires déraille près de Paris

Un wagon de déchets nucléaires a déraillé lundi près de Paris sans causer de fuite radioactive. Selon Greenpeace, le container de 115 tonnes renfermait 6 tonnes de combustible.

Des wagons à la gare de triage de Drancy.

Des wagons à la gare de triage de Drancy.

Photo d'illustration, AFP

Vers 16h05, un wagon qui contenait des matières radioactives a déraillé à Drancy (nord de Paris), un essieu sortant du rail, sans se renverser, ont relaté les autorités locales.

L'incident «n'a eu aucune conséquence sur la sécurité, l'ordre public ou l'environnement», ont-elles assuré, soulignant que «tous les relevés de radioactivité effectués par les pompiers sont négatifs».

«35 pompiers se sont rendus sur place pour effectuer tous les examens radiologiques nécessaires», et «il n'y a pas de radioactivité» à l'extérieur, ont confirmé les pompiers de Paris.

Sur un cliché pris par la mairie de Drancy, on peut voir un wagon dont au moins une roue, sortie du rail, repose dans le ballast. Les matières radioactives, moins de 10 tonnes de déchets d'uranium, sont enfermées dans un container blanc qui, selon Areva, pèse à lui seul «une centaine de tonnes» et empêche les fuites.

Parti de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (sud de Paris), le combustible usagé devait rallier le terminal Areva de Valognes en Normandie (nord-ouest) avant d'être transporté jusqu'à l'usine de retraitement de la Hague, à une quarantaine de kilomètres de là, selon Areva.

Plan d'urgence

Selon Greenpeace, qui déplore «le manque total d'information des citoyens, des riverains (sur) ces transports qui sillonnent la France toute l'année», le container de 115 tonnes renfermait 6 tonnes de combustible.

En soirée, les opérations de remise sur les rails étaient en cours.

Ce type d'incident est «très rare», alors qu'il roule environ 200 convois de déchets nucléaires de ce type en France chaque année, a indiqué un porte-parole d'Areva. Le groupe a déclenché, comme la SNCF (Société nationale des chemins de fer), «un plan d'urgence» et a ensuite «un devoir d'information» de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a-t-il précisé.

(ats)

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