Football: Un week-end, deux chocs: sortez le pop-corn!

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FootballUn week-end, deux chocs: sortez le pop-corn!

En Angleterre et en Allemagne, ce week-end va marquer le premier vrai tournant du championnat. Avec les explosifs City – Liverpool et Dortmund – Bayern.

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Sport-Center
Andrew Robertson, Kevin De Bruyne, Ilkay Gündogan se sont croisés pour la dernière fois le 2 juillet dernier. Mais Liverpool avait déjà le titre en poche. (AP Photo/Peter Powell, Pool)

Andrew Robertson, Kevin De Bruyne, Ilkay Gündogan se sont croisés pour la dernière fois le 2 juillet dernier. Mais Liverpool avait déjà le titre en poche. (AP Photo/Peter Powell, Pool)

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Parce que les meilleurs n’ont eu ni vraies vacances ni vraie préparation, cette «saison 2» du football au temps du Covid a mis du temps à démarrer. Entre résultats fleuves, inconstance et pépins physiques, les grandes équipes ont surtout semblé vouloir traverser l’automne indemne.

Leur priorité: bien relancer la (les) machine(s), éviter les cas positifs et attraper le bon wagon. Après tout, lorsqu’on s’appelle Bayern, Liverpool, Dortmund ou City, les saisons se jouent au printemps.

Sauf qu’en Allemagne et en Angleterre, le calendrier a coché en rouge ce week-end du 7-8 novembre. Le dauphin qui accueille son champion, ce n’est pas encore décisif mais c’est déjà un tournant. Et deux chocs qui font frissonner dans les chaumières.

Dortmund – Bayern (samedi 18 h 30)

Lucien Favre avait la mine bourrue des veilles de grands matches, vendredi lors de la conférence de presse de rigueur via zoom. L’évolution de Giovanni Reyna? «Il va devenir très fort.» La forme de capitaine Reus? «Il revient lentement mais sûrement.»

Un mot sur la composition de l’équipe? «Je ne veux pas donner d’infos à l’adversaire.» Le technicien vaudois n’avait pas envie de parler et il n’a même pas essayé de le cacher.

C’est donc son directeur sportif Michael Zorc qui a finalement formulé la phrase qui résume tout. «Chercher à nous comparer au Bayern n’apporte rien. Mais nous sommes dans une bonne dynamique, l’équipe joue bien et bien sûr que l’on aimerait les battre à nouveau.»

La dernière victoire du BVB dans le «Klassiker» remonte à novembre 2018 (succès 3-2, doublé de Reus). Plus que sur le plan comptable – les deux clubs se partagent la tête de la Bundesliga avec 15 points – un succès des «Schwartzgelb» aurait donc le mérite de briser cette emprise que les Bavarois imposent à force de «sommets» bien négociés.

Est-ce le bon moment? Certains observateurs outre-Rhin le suggèrent tant la défense du Bayern semble parfois livrée à elle-même (9 buts encaissés contre deux à Dortmund). «C’est vrai qu’ils pressent très haut, presque jusqu’à la ligne médiane, a expliqué Lucien Favre. Dans ces cas-là, une défense doit faire attention aux longs ballons dans le dos. Mais le Bayern gère ça très bien.»

Vraiment? Parions que le Vaudois rêve que son trio de «gamins» – Haaland, Reyna, Sancho – le fasse mentir.

City – Liverpool (dimanche 17 h 30)

Vingt-trois heures plus tard et quelques centaines de kilomètres plus haut nord, Manchester City tentera, lui aussi, de remettre en cause une hégémonie: celle d’un Liverpool qui a repris sa place au sommet de la Premier League.

Et même si contrairement à Dortmund, les hommes de Guardiola ont remporté la dernière confrontation avec les Reds (4-0, le 2 juillet), le rappel ne veut rien dire. D’abord parce que ce match ne servait plus à grand-chose. Ensuite parce que, depuis la reprise, la dynamique penche à nouveau du côté des hommes de Jürgen Klopp.

«C’est encore tôt et tout est tellement différent par rapport aux saisons précédentes, a recadré le technicien allemand. Il faut juste s’assurer que l’on gère cet automne chargé, que l’on aligne les joueurs les plus frais. Et après, on essaiera de jouer le meilleur football possible, surtout contre City qui incarne toujours l’un des matches les plus difficiles à jouer au monde.»

Jürgen Klopp pourrait le dire en faisant la grimace puisqu’il doit faire sans Virgil van Dijk, blessé au ligament croisé du genou contre Everton. Mais sa défense bricolée a tenu contre West Ham la semaine dernière et le retour probable de Joe Gomez devrait stabiliser l’ensemble.

De plus, même privé de Thiago Alcantara, l’Allemand semble pouvoir compter sur un banc en pleine forme, à l’image de Diogo Jota (7 buts en 6 matches, un triplé en Champions League) et, dans une moindre mesure de Xherdan Shaqiri.

À l’inverse, Pep Guardiola continue de chercher à animer son attaque sans ses deux «No 9» titulaires (Agüero et Jesus, blessés). Et même si le retour de Kevin De Bruyne a redonné des idées au Citizens, ceux-ci semblent avoir de plus en plus souvent du mal à changer de rythme (10e avec seulement 9 buts marqués).

Vont-ils se réveiller au meilleur moment? Réponse dimanche pour le deuxième apéro pop-corn du week-end.

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