26.10.2020 à 09:42

MotocyclismeUn week-end infernal pour Tom Lüthi

Le Suisse, totalement largué aux essais, a été éliminé dès le premier virage, sans que la moindre faute ne puisse lui en être imputée.

von
Jean-Claude Schertenleib

Après 200 mètres, tout était consommé

Dès qu’il s’est relevé, il s’est approché du Malaisien Kasma Daniel, qui sera peut-être son équipier l’an prochain dans le team SAG d’Edu Perales. Daniel s’est immédiatement excusé, puis Tom Lüthi a tenté de relever sa moto, pour constater qu’elle n’était plus en état de reprendre la course: 200 mètres après le départ, son week-end infernal venait de se terminer.

Placé sur le côté extérieur de la piste, le Suisse a soudainement trouvé sous sa roue avant un pilote, qui venait de tomber; le choc, malgré un bon réflexe, était inévitable. La moto de Lüthi a heurté le pilote malaisien à hauteur d’un bras; déséquilibrée, la machine et le pilote suisse allaient se retrouver au sol: «J’ai réussi à éviter sa moto, mais malheureusement pas Kasma Daniel. Pour moi, c’était déjà la fin amère d’un week-end catastrophique. Quand on part de si loin, on sait que, malheureusement, ce genre de choses peut survenir, je l’ai appris à mes dépens. Maintenant, je dois essayer d’oublier totalement ce GP pour recommencer une fois encore de zéro à Valence, dans deux semaines», explique le Bernois.

Derrière chaque vainqueur se cache un grand technicien

On doit à l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill, entre autres phrases historiques, celle-ci: «Derrière chaque grand homme se cache une femme». Adaptée à la compétition moderne, on pourrait dire: «Derrière chaque vainqueur se cache un grand technicien.»

Deux exemples actuels: le Britannique Sam Lowes, sur lequel plusieurs années durant était collée l’étiquette: «pilote qui tombe», est totalement transformé depuis qu’il travaille avec le Français Gilles Bigot (photo). C’est avec Bigot à ses côtés qu’Alex Crivillé était devenu, il y a très exactement 21 ans, le premier Espagnol couronné champion du monde dans la catégorie reine (la 500 cm3, à l’époque); c’est avec lui que Tom Lüthi a connu ses meilleures saisons en Moto2.

Autre exemple: Ramon Forcada, plus de 500 GP à son actif, avait fait du binôme Yamaha-Jorge Lorenzo une combinaison gagnante; alors que Maverick Viñales, qui avait récupéré tout le staff de Lorenzo en passant en MotoGP n’a plus voulu de lui, Forcada s’est retrouvé dès l’an dernier dans le team satellite Yamaha, au service de Franco Morbidelli. Ce dimanche, c’est lui qui a fait le choix décisif en matière de pneumatiques. Et c’est à lui que l’Italo-Brésilien a immédiatement dédié ce succès qui le relance dans la course au titre.

Le couvre-feu, mais trois GP assurés

Pour mettre un terme aux bruits de plus en plus insistants qui laissaient entendre que les trois dernières courses du championnat pourraient être annulées en raison de la situation sanitaire dans la péninsule Ibérique (GP d’Europe le 8 novembre, GP de Valencia la semaine suivante sur le même circuit, avant la finale du 22 novembre au Portugal, à Portimão), Carmelo Ezpeleta (photo), le patron de Dorna, a mis les choses au point.

«Le couvre-feu qui pourrait être décidé dans certaines régions ne doit normalement pas nous influencer. Pendant une fin de semaine de GP, nous travaillons pendant la journée, si l’interdiction d’être dehors entre 22 heures et le matin devait entrer en vigueur, cela ne doit pas nous toucher. Nous sommes en contacts permanents avec les autorités locales; à ce jour, nous n’avons pas reçu d’informations supplémentaires. Le protocole strict que nous observons depuis la reprise du championnat, en juillet, fonctionne. Il y a certes eu quelques cas en Autriche, d’autres avant (Jorge Martin) et après le GP de France, qui ont touché des pilotes (Valentino et Riccardo Rossi) et des techniciens qui ont eu des problèmes à la maison. Chaque jour, nous contrôlons toutes les personnes autorisées à entrer dans le paddock et dès qu’un cas positif apparaît, les gens concernés sont immédiatement priés de se mettre en quarantaine. Pour le moment, il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir concernant les deux courses de Valence et celle de Portimão», affirme le chef.

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8 commentaires
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Truxton 1200 R

27.10.2020 à 06:19

TomTom a fait son temps ( court ) maintenant il faut se rendre à l'évidence...Il n'a plus la gnac pour claquer des bons temps. Il faut arrêter de trouver des excuses en accusant le matériel ou la piste qui est trop goudronnée !!! Il faut qu'il retourne faire les foins dans les talus de l'Emmental avec son Papa.

Pasunexpert

26.10.2020 à 12:03

Quand je lis tous ces commentaires je me sens rassuré, oui car je m’aperçois qu’il y a énormément d’experts sur notre planète. PS: Tous ces « experts » ont-ils déjà couru en Moto GP?

Fabus

26.10.2020 à 11:40

Tom n’a malheureusement plus le niveau! Il trouve toujours des excuses à 2 balles, les pneus! Ça fait des mois qu’il roule avec ces nouveau pneus, il a eu le temps de s’y habituer! Que va t’il faire l’année prochaine !!? Je crains que les pneus soient les mêmes , c’est pas en changeant de team que le problème sera réglé !