Corruption: Une affaire de corruption secoue la police genevoise

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CorruptionUne affaire de corruption secoue la police genevoise

Une vaste enquête met en cause une vingtaine d'agents qui auraient travaillé pour un proxénète à Genève contre rémunération et participé à des partouzes.

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cht
Les agents auraient notamment rabattu des filles de joie pour le compte d'un proxénète.

Les agents auraient notamment rabattu des filles de joie pour le compte d'un proxénète.

Keystone

C'est une grosse affaire de corruption que révèlent le GHIet RTSinfo. Elle touche un grand nombre de membres de la police genevoise et l'enquête, menée par l'Inspection générale des services (IGS), est si sensible que le procureur général, Olivier Jornot, aurait exigé d'être tenu informé de toute révélation de la part des policiers aux enquêteurs.

Au coeur de l'affaire, une enquête sur un Genevois actif dans le milieu de la prostitution qui veut investir avec de l'argent cash dans un projet immobilier valaisan. Le procédé éveille les soupçons et l'homme est interpellé par la police début mars pour des malversations financières. Mais l'affaire va surtout révéler 6 ans d'échange de messages sur WhatsApp entre le prévenu et des policiers. Des échanges qui s'avèrent explosifs.

Rabattage et partouzes

En effet, les enquêteurs tombent sur des photos, des vidéos et des documents mettant en cause des comportements parfois illégaux d'une vingtaine d'agents. Il s'agit de gendarmes du poste des Pâquis, des agents de police municipale et même des membres du groupe prostitution de la police judiciaire, explique RTSinfo. Certains auraient participé financièrement à la location d'appartements pour les prostituées. D'autres auraient rabattu des filles de joie pour le prévenu contre paiement. Enfin, ce dernier aurait proposé des filles aux policiers dans le cadre de partouzes parfois filmées.

Selon GHI, le prévenu aurait en outre bénéficié de nombreux passe-droit de la part de membres des forces de l'ordre, de la police judiciaire et de policiers municipaux.

Interrogé par le journal genevois, le conseiller d'Etat Mauro Poggia, chef du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES), et la commandante de la police genevoise, Monica Bonfanti, n'ont pas souhaité commenter l'affaire.

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