France: Une année 2016 record pour Kering
Publié

FranceUne année 2016 record pour Kering

Le groupe de luxe a affiché vendredi sa confiance pour 2017 en dépit d'un environnement «incertain».

Archives/Photo d'illustration, AFP

En 2016, Kering et sa vingtaine de griffes - dont aussi Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga ou encore Puma - a vu son bénéfice net progresser de 16,9%, à 813,5 millions d'euros (859,8 millions de francs), selon son communiqué.

En Suisse, Kering est notamment actionnaire majoritaire de Sowind Group, basé à La Chaux-de-Fonds (NE). Ce dernier détient les montres Girard-Perregaux et JeanRichard. Le groupe hexagonal possède également la marque Ulysse Nardin, basée au Locle (NE).

Ventes en hausse

Les ventes ont totalisé 12,38 milliards d'euros, en progression de 6,9% en données publiées et de 8,1% en données organiques, soit un chiffre d'affaires supérieur au consensus du fournisseur de services financiers Factset, qui tablait sur 12,27 milliards et 7% de croissance organique.

Le résultat opérationnel courant du groupe a atteint «un niveau historique» à 1,88 milliard d'euros, en progression de 14,5%.

«C'est une excellente performance, Kering fait mieux que les attentes du marché. Le chiffre d'affaires enregistre la croissance annuelle la plus élevée du groupe depuis 2012, grâce à une très nette accélération au second semestre», a résumé le directeur financier Jean-Marc Duplaix lors d'une conférence téléphonique.

Secteur en mutation

Malgré «un secteur en mutation», le groupe «a crû plus fortement que ses pairs», a déclaré le directeur général François-Henri Pinault, cité dans le communiqué, saluant notamment «les performances spectaculaires de Gucci et d'Yves Saint Laurent» dont les ventes ont respectivement progressé de 12,7% et 25,5% (en organique) sur l'année.

Ces deux marques permettent à la division Luxe, locomotive du groupe avec près des deux tiers du chiffre d'affaires, de dépasser les 8 milliards de ventes et de croître de 7,8%.

En revanche, Bottega Veneta - qui a perdu l'an dernier sa place de deuxième griffe du groupe au profit d'Yves Saint Laurent - finit l'année toujours dans la tourmente, sur des ventes en repli de 9,4%, «pénalisées par le ralentissement des flux touristiques auxquels elle est plus particulièrement exposée».

Environnement incertain

Pour 2017, Kering ne donne pas de perspectives chiffrées, mais souligne que «dans un environnement macroéconomique et géopolitique incertain», il va «poursuivre la dynamique engagée en se concentrant sur la croissance organique des maisons et la création de valeur à l'échelle du groupe».

Arguant de «fondamentaux très solides» et d'un portefeuille équilibré de marques «à fort potentiel», le groupe indique qu'il «poursuivra en 2017 un pilotage et une allocation rigoureuse de ses ressources, en vue d'améliorer à nouveau sa performance opérationnelle et la rentabilité des capitaux employés».

(ats)

Votre opinion