Colombie - Une attaque de dissidents présumés des Farc fait 5 morts
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ColombieUne attaque de dissidents présumés des Farc fait 5 morts

L’attaque s’est déroulée dimanche dans le sud-ouest de la Colombie, non loin de la frontière avec l’Équateur. C’est la 73e attaque de ce type depuis le début de l’année.

Le drapeau colombien flottant sur le Congrès de la capitale Bogota.

Le drapeau colombien flottant sur le Congrès de la capitale Bogota.

AFP

Cinq personnes ont été tuées dans une attaque de dissidents présumés de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) à Tumaco (sud-ouest de la Colombie), à la frontière avec l’Équateur, a annoncé dimanche l’armée colombienne.

Des hommes armés ont tiré dans un «établissement public», tuant deux personnes sur le coup, trois autres succombant à leurs blessures peu après à l’hôpital, a précisé l’armée dans un communiqué.

Un accord de paix historique en 2016

Des dissidents présumés des FARC, appartenant vraisemblablement à la colonne Urias Rendon, «sont arrivés à bord d’un véhicule dans cet établissement avant de tirer de manière aveugle» sur les personnes présentes, selon l’armée. Six autres personnes ont été blessées, selon la même source.

Dans la même région opère un autre groupe de dissidents des Farc, le Front Oliver Sinisterra, ainsi que les Contadores (les Comptables), principal groupe local de trafiquants de drogue. L’une des victimes avait moins de 15 ans, selon l’ONG Indepaz, selon qui il y a eu déjà 73 attaques de ce genre en Colombie depuis le début de l’année.

Le pays compte près de 2500 dissidents Farc

Après l’accord de paix historique de 2016 qui a mis fin à plus d’un demi-siècle de conflit avec les FARC, des centaines de combattants ont refusé de déposer les armes. Sans commandement unifié, les dissidents des FARC comptent quelque 2500 guérilleros qui se financent principalement grâce au trafic de drogue, à l’exploitation minière illégale et à l’extorsion, selon les renseignements militaires.

L’accord de paix a permis la démobilisation de quelque 13’000 hommes et femmes, dont environ 7000 combattants. Près de 300 d’entre eux ont été tués depuis lors dans des assassinats ciblés, impliquant notamment leurs anciens compagnons d’armes.

(AFP)

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