Actualisé 23.10.2017 à 13:50

Harcèlement sexuelUne «blacklist» des députés à éviter

La politicienne française Marine Tondelier a révélé l'existence de parlementaires au comportent inadéquat qui ont fait l'objet d'une «blacklist» à l'interne.

par
K.A.
AFP

«Il y a des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu’il ne fallait pas prendre l’ascenseur avec eux. Il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires», a relevé Marine Tondelier, ex-assistante parlementaire de Cécile Duflot, le 22 octobre sur France 2.

L'élue d’Europe Ecologie-Les Verts au conseil municipal d’Hénin-Beaumont a décidé de raconter ouvertement le quotidien de parlementaires, victimes de harcèlement sexuel.

«Tous les jours, vous avez des remarques sur votre tenue vestimentaire, le maquillage que vous portez, sur le fait que vous êtes bien sympathique. (...) Ce qui est grave, c’est que ça ne va pas choquer les gens, car ils disent que c’est de la drague», déclare-t-elle.

La politicienne ne dévoile aucuns noms. Mais par son témoignage, elle espère sensibiliser sur une situation qui doit changer. Le comportement inadéquat récurent de certains aurait même abouti à une blacklist des députés à éviter absolument.

«Il y avait une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques. C’est une violence sexuelle. C’est un rapport de domination pouvant être exacerbé par la politique, qui est aussi un rapport de séduction. Certains députés ont l’ivresse du pouvoir. D’avoir été élu donne plein de fougue. (...) Il n’y a pas d’excuses à ce genre de comportements, surtout quand on écrit la Loi.»

Et de conclure: «Maintenant qu’on en est là, une chose n’est pas possible, c’est que dans trois semaines, on se mettent tous à parler d’autres sujets».

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