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EnquêteUne délégation lausannoise examine la tombe d'Arafat

Une délégation de l’Institut de radiophysique de Lausanne est arrivée en Cisjordanie pour préparer l'exhumation de la dépouille du leader palestinien. Elle sera rejointe par des enquêteurs français et des experts suisses.

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à l’hôpital militaire français de Percy, près de Paris.

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à l’hôpital militaire français de Percy, près de Paris.

ARCHIVES, AFP

Une équipe suisse s’est rendue lundi à Ramallah pour examiner la tombe de Yasser Arafat, ont indiqué des sources officielles palestiniennes sous couvert de l’anonymat. Elle doit effectuer des prélèvements sur la dépouille du dirigeant historique palestinien.

La délégation de l’Institut de radiophysique de Lausanne est arrivée lundi à Ramallah et a discuté «des prochaines étapes» avec les ministres de la Santé et de la Justice, Hani Abdine et Ali Mhanna, ainsi que le chef de la commission d’enquête palestinienne sur la mort d’Arafat, Taoufiq Tiraoui, selon ces responsables.

La délégation a visité le mausolée où repose Yasser Arafat. Les enquêteurs français chargés d’une instruction sur la mort du dirigeant palestinien historique et les experts du laboratoire suisse sont attendus à Ramallah le 26 novembre, selon une source proche du dossier.

Fusion des enquêtes

Taoufig Tiraoui avait annoncé en septembre que l’Autorité palestinienne avait décidé «d’unir les efforts et les travaux de la commission palestinienne, des enquêteurs français et des experts suisses sur la mort d’Arafat» et qu’elle avait «consenti à une ouverture de sa tombe pour prélever des échantillons de sa dépouille si cela est utile pour parvenir à la vérité».

La thèse d’un empoisonnement de Yasser Arafat, dont la mort en 2004 dans un hôpital militaire de la région parisienne n’a jamais été élucidée, a retrouvé du crédit après la diffusion en juillet d’un documentaire d’Al-Jazira.

La chaîne qatarie a fait analyser au laboratoire lausannois des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d’Arafat confiés par sa veuve, Souha Arafat.

Le laboratoire de Lausanne y a découvert «une quantité anormale de polonium», substance radioactive hautement toxique qui avait servi en 2006 à l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko, ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine.

(ats / afp / ap)

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