Bienne: Une demi-mesure pour un casse-tête routier devant la gare
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BienneUne demi-mesure pour un casse-tête routier devant la gare

Quand on touche à la circulation, le débat s'enflamme dans une cité partagée entre partisans et adversaires de la voiture.

par
lematin.ch
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La sécurité est loin d'être satisfaisante dans le quartier de la gare de Bienne.

La sécurité est loin d'être satisfaisante dans le quartier de la gare de Bienne.

V.Dé
La nuit tombée, entre automobilistes, piétons et cyclistes, chacun fait visiblement ce qui lui plaît.

La nuit tombée, entre automobilistes, piétons et cyclistes, chacun fait visiblement ce qui lui plaît.

V.Dé
Le parking payant situé devant La Poste restera accessible, mais plus de la même manière.

Le parking payant situé devant La Poste restera accessible, mais plus de la même manière.

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Délester le quartier de la gare de la circulation routière en contrariant le trafic de transit? L'idée émise par les autorités biennoises fait grincer des dents à droite comme à gauche. «C'est un tout petit pas qui m'apparaît comme du camouflage», commente le popiste Peter Heiniger, qui ne possède pas de voiture.

Sa recette: «Il faut bannir tout le trafic motorisé individuel du centre-ville. Point!». La solution proposée lundi par la Ville est un système dit «à deux poches». La ville a coupé la poire en deux, en ménageant ceux qui préconisent une zone piétonne et ceux qui veulent pouvoir parquer devant la gare.

«Contrainte idéologique»

Pour le parlementaire radical Peter Bohnenblust, président de la section locale du TCS, il n'est pas concevable de reporter la circulation sur des axes déjà surchargés et de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui vont en voiture à la poste.

«On supprime une importante liaison nord-sud au détriment des résidents et des commerçants», fulmine l'élu. À l'UDC, le langage est encore plus musclé: le parti dénonce une «contrainte idéologique» en violation avec la volonté populaire.

Circuit automobile

Favorable à la suppression des places de parc devant la gare, le socialiste Urs Külling voit un point positif dans les plans de la conseillère municipale Barbara Schwickert: «Un circuit automobile disparaît», dit-il en évoquant les rouleurs de mécaniques qui tournent en rond les week-end en faisant vrombir leur moteur.

«Ceux qui roulent comme des fous ne sont pas au centre du projet», a toutefois précisé lundi Barbara Schwickert. L'élue écologiste s'attend à des mois de discussions et à des oppositions, mais elle affirme avoir le canton de son côté.

Dans la presse locale, «Le Journal du Jura» a affiché sa préférence, en allant plus loin que la Ville: «On regrette qu'elle n'ait pas eu le courage de proposer une mesure plus radicale: interdire le trafic dans l'ensemble de la rue de la gare». Un avis qui sera sans doute contredit par l'hebdomadaire «Biel Bienne».

Vincent Donzé

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