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CoronavirusUne deuxième dose de vaccin après 3 ou 4 semaines?

Tous les pays, voire les cantons, ne font pas la même recommandation pour le délai avant l’administration de la deuxième piqûre du vaccin BioNTech-Pfizer. Cela peut prêter à confusion, mais pas d’inquiétude.

par
Michel Pralong
Le vaccin actuel et ceux qui vont arriver s’injectent en deux fois.

Le vaccin actuel et ceux qui vont arriver s’injectent en deux fois.

KEYSTONE

Le premier vaccin contre le coronavirus à être administré en Suisse est le Comirnaty de BioNTech et Pfizer. Il ne s’injecte pas en une seule fois, une deuxième piqûre est nécessaire. Combien de temps après? Là ça devient délicat.

Le 22 décembre l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publiait ces recommandations: «Concernant les vaccins à ARNm, un intervalle de 4 semaines est recommandé. Quant à Comirnaty®, un intervalle d’au moins 21 jours doit être respecté».

Les dépêches concernant les premières vaccinations dans le canton de Genève parlaient d’une deuxième piqûre à effectuer dans 21 jours, alors que sur son site, le canton écrit: «Deux injections à 4 semaines d’intervalle sont nécessaires pour offrir une protection adéquate (>95%).»

Des raisons opérationnelles

Si l’on cherche des éclaircissements dans le protocole britannique, c’est raté puisqu’on peut y lire: «Un cycle de deux doses doit être administré consistant en 30 microgrammes dans 0,3 ml suivi d’une deuxième dose de 30 microgrammes dans 0,3 ml après un intervalle de 21 jours. Pour des raisons opérationnelles, la deuxième dose peut être programmée systématiquement à 28 jours.» Certains pays écrivent «au moins 21 jours», d’autres «un mois».

Ce mardi, le canton de Vaud a annoncé avancer le début sa campagne de vaccination du 11 janvier au 30 décembre. Précisant: «La vaccination est gratuite et se fait en deux injections espacées de quatre semaines». Y a-t-il donc des avantages ou des inconvénients à attendre quatre semaines plutôt que trois? Il existe en effet une explication pratique.

Le même roulement pour tous les vaccins

«Le vaccin AstraZeneca, qui n’est pas encore approuvé par Swissmedic mais pourrait l’être à terme, doit voir ses deux doses injectées à 4 semaines d’intervalle, nous répond le professeur Blaise Genton, spécialiste des vaccins, d’Unisanté. Pour que les équipes mobiles et les centres de vaccination soient sur le même roulement pour toutes les deuxièmes doses, quel que soit le vaccin utilisé pour un patient, le canton a choisi d’espacer de 4 semaines les deux injections pour tous les vaccins, aussi bien celui qui sera utilisé à partir de demain (Pfizer) que pour le Moderna (pas encore approuvé non plus) et l’AstraZeneca, qui pourraient être livrés à l’avenir. Cette façon de procéder ne modifie en rien l’efficacité des vaccins».

Le canton nous précise également que ce délai n’est pas absolu, qu’une personne pourra être convoquée pour se faire injecter la deuxième dose dans une fourchette qui pourrait varier entre 3,5 et 4,5 semaines après avoir reçu la première. Cela ne changera rien à l’efficacité du vaccin. Cela méritait bien une piqûre de rappel.

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232 commentaires
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Marie23

30.12.2020 à 17:56

Une telle obsession pour un vaccin dont on a aucune preuve de son efficacité, ce n'est pas normal, cela prouve qu'il y a plus un intérêt des Big Pharma là derrière...sans parler du grand Reset....

Pro vaccin inquiète pour celui-ci

30.12.2020 à 16:58

Il faudrait plus d’études sur les réactions allergiques graves à ce nouveau vaccin avant de vacciner les personnes! Surtout les risques ne sont pas tous connus, et il ne faudrait certainement pas vacciner les personnes jeunes et en bonne santé sans facteurs de risques du Covid!

Fool play at games

30.12.2020 à 16:36

A Lucerne , en Suisse on vaccine de force quelq'un qui ne peut refuser sans en informer son médecin ou son représentant légal...Officiellement il n'y a toujours pas d'obligation de se vacciner?