22.10.2019 à 14:37

ParisUne djihadiste de l'attentat raté fait appel

Une des djihadistes qui a été condamnée à 30 ans de prison pour l'attentat raté près de Notre-Dame a fait appel de sa condamnation.

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Inès M., Ornella G. et Sarah H. (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

Inès M., Ornella G. et Sarah H. (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

AFP
Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

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Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

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La djihadiste Inès M. a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame-de-Paris en 2016. Son avocat a dénoncé mardi «une décision qui s'adresse à l'opinion».

Ce verdict «ne tient compte ni de la réalité des faits ni de la jeunesse de l'accusée», a déclaré l'avocat Laurent Pasquet-Marinacce à l'AFP. La jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice française à 8 ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité.

La Cour d'assises spéciale a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le «visage du djihad au féminin». Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid K., propagandiste du groupe État islamique (EI) et inspirateur, en 2016, de l'assassinat d'un policier et de sa femme en région parisienne.

Inès M. et Ornella G. (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès M. s'était retranchée dans l'appartement d'Amel S. (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah H. (condamnée à 20 ans de réclusion).

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah H. avait porté un coup de couteau à un policier en civil. Inès M. avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

(ats)

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