25.10.2020 à 00:57

AfriqueSept enfants tués par des «bandes armées sécessionnistes»

L’attaque d’une école dans la région anglophone du sud-ouest du Cameroun a fait sept morts et une douzaine de blessés, dont certains sont entre la vie et la mort, selon le gouvernement.

«Un acte terroriste d’une cruauté et d’une barbarie insoutenables».

«Un acte terroriste d’une cruauté et d’une barbarie insoutenables».

AFP / MSF / Antoinette BUINDA

Sept enfants de neuf à douze ans ont été tués samedi dans une attaque d’une école à Kumba, dans la région anglophone du sud-ouest du Cameroun. Le gouvernement a attribué cet acte à des bandes armées sécessionnistes». Un précédent bilan fourni par l’ONU faisait état d’au moins huit morts.

Selon le gouvernement, l’attaque a également fait une douzaine de blessés, dont certains sont entre la vie et la mort. Dix d’entre eux, âgés de dix à quinze ans, ont été pris en charge par une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) à l’hôpital général de Kumba. Plusieurs régions de l’ouest du pays sont en conflit depuis près de trois ans.

«Un acte terroriste d’une cruauté et d’une barbarie insoutenables a été perpétré (…) par des bandes armées terroristes sécessionnistes, dans un établissement scolaire situé au quartier Fiango, Arrondissement de Kumba 2", a indiqué dimanche le ministre de la communication, René Emmanuel Sadi.

Vive émotion

Selon le gouvernement, un groupe «d’une dizaine de terroristes» lourdement armé a fait irruption vers 11h00 dans le complexe scolaire Mother Francisca International Bilingual Academy et a ouvert le feu sur les élèves.

«L’objectif des sécessionnistes est de briser la dynamique observée dans la reprise des classes dans le cadre de la rentrée scolaire 2020/2021 et par là, de dissuader les parents d’envoyer leurs enfants à l’école», a expliqué M. Sadi.

Ce crime a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Plusieurs dizaines de manifestants, principalement des femmes, se sont rassemblés dimanche dans la ville meurtrie pour dire «Non aux tueries et aux assassinats», chantant et marchant «contre la violence».

3000 morts

Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les deux régions camerounaises du nord-ouest et du sud-ouest, où vit l’essentiel de la minorité anglophone. Une partie d’entre elle s’estime marginalisée par la majorité francophone du pays.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps ont fait plus de 3000 morts et forcé plus de 700’000 personnes à fuir leur domicile.

(AFP/NXP)

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