Aviation: Une enquête internationale sur le crash en Colombie
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AviationUne enquête internationale sur le crash en Colombie

Des procureurs boliviens, brésiliens et colombiens vont tenter de mettre au clair les raisons du crash qui a décimé une équipe de football brésilienne.

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Une partie de l'équipage n'avait pas l'autorisation de voler, a révélé l'un des avocats des parties. L'avion qui s'est écrasé, fin novembre, avait manqué de carburant. (Mercredi 11 novembre 2017)

Une partie de l'équipage n'avait pas l'autorisation de voler, a révélé l'un des avocats des parties. L'avion qui s'est écrasé, fin novembre, avait manqué de carburant. (Mercredi 11 novembre 2017)

Une rapport d'enquête préliminaire confirme la panne sèche et montre que les pilotes étaient conscients qu'ils allaient manquer de carburant mais qu'ils n'ont pas réagi à temps. Tout facteur technique est écarté dans cet accident, qui a fait 71 morts. (26 décembre 2016 - image d'archives)

Une rapport d'enquête préliminaire confirme la panne sèche et montre que les pilotes étaient conscients qu'ils allaient manquer de carburant mais qu'ils n'ont pas réagi à temps. Tout facteur technique est écarté dans cet accident, qui a fait 71 morts. (26 décembre 2016 - image d'archives)

AP, Keystone
La petite ville brésilienne de Chapeco a reçu samedi les dépouilles des victimes du crash aérien. (Samedi 3 décembre 2016)

La petite ville brésilienne de Chapeco a reçu samedi les dépouilles des victimes du crash aérien. (Samedi 3 décembre 2016)

Une commission de procureurs boliviens, brésiliens et colombiens va enquêter à partir de mercredi sur le crash en Colombie qui a fait 71 morts, dont les joueurs du club de football brésilien Chapecoense, a annoncé mardi le parquet général bolivien.

La commission, composée de six procureurs, va effectuer un «travail commun, coordonné (..) pour parvenir à la véracité des faits», a déclaré le procureur général bolivien, Ramiro Guerrero.

Les autorités ont perquisitionné mardi les bureaux de l'AASANA (Administration des Aéroports et Services Auxiliaires à la Navigation Aérienne). Celia Castedo, la fonctionnaire qui a autorisé le plan de vol de l'avion de Lamia, actuellement en fuite au Brésil.

Les bureaux de la compagnie aérienne Lamia ont également été perquisitionnés à Santa Cruz (est de la Bolivie).

Thèse d'une panne de carburant

Les raisons de l'accident ne sont pas officiellement connues, mais les investigations menées en Colombie semblaient s'orienter vers la thèse d'une panne de carburant.

Selon le représentant de Lamia, Gustavo Vargas, l'appareil n'a pas respecté le plan d'approvisionnement en carburant en omettant une escale prévue à Cobija, ville bolivienne frontalière du Brésil, ou à Bogota.

«C'est une hypothèse qui se renforce, mais qui doit être analysée par les enquêteurs, comme les informations de la boîte noire et les enregistrements de la tour de contrôle», a souligné le directeur de l'Aviation civile colombienne, Alfredo Bocanegra, précisant que les conclusions des investigations n'étaient pas attendues avant six mois.

La licence de vol de la compagnie Lamia a été suspendue par le gouvernement bolivien, qui a ouvert une enquête et destitué plusieurs hauts fonctionnaires de l'aviation civile de ce pays.

(AFP)

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