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FranceUne entreprise accusée d'avoir vendu du matériel militaire à la Syrie

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) et la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) ont dénoncé au parquet de Paris la société Qosmos et l'ensemble des entreprises françaises qui ont fourni du matériel au pays.

Depuis mars 2011, le régime de Bachar el-Assad réprime par la force un soulèvement populaire né des révolutions arabes.

Depuis mars 2011, le régime de Bachar el-Assad réprime par la force un soulèvement populaire né des révolutions arabes.

Reuters

Cette dénonciation vise «plus particulièrement la société Qosmos» qui «a été à plusieurs reprises (...) mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de toute opposition politique ou intellectuelle».

«Cette participation apparaît de ce point de vue susceptible d'engager la responsabilité de personnes physiques ou morales» ont plaidé les deux associations qui espèrent l'ouverture d'une enquête.

Me César Ghrénassia, avocat de la LDH, a dit s'être rendu mercredi au parquet afin de remettre la dénonciation, dont le principe est le même que celui d'une plainte sans constitution de partie civile.

Depuis mars 2011, le régime de Bachar el-Assad réprime par la force un soulèvement populaire né des révolutions arabes. Deux rapports de la commission d'enquête de l'ONU chargée d'examiner la situation des droits de l'Homme en Syrie constatent que les«autorités syriennes se livrent à de graves violations des droits de l'Homme».

Et la dénonciation de parler «d'un recours excessif à la force, (...) de détentions arbitraires, de disparitions forcées et actes de torture, (...) de violences sexuelles, de violations graves des droits des enfants, de déplacement de population et de restrictions à la liberté de mouvement (...) de la population syrienne».

(AP)

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