Formule 1: Une exposition Jo Siffert à Givisiez

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Formule 1Une exposition Jo Siffert à Givisiez

Le 24 octobre prochain, cela fera cinquante ans que l’un des plus populaires sportifs suisses de tous les temps trouvait la mort en pleine gloire. Sa ville et sa région lui rendent hommage.

par
Jean-Claude Schertenleib
L’affiche de l’exposition consacrée à Jo Siffert.

L’affiche de l’exposition consacrée à Jo Siffert.

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Jo Siffert est un phénomène: cinquante ans après sa disparition en course – c’était le 24 octobre 1971, dans une épreuve de F1 hors championnat sur le circuit britannique de Brands Hatch -, Fribourg et sa région lui rendent hommage.

Ainsi, le «Swiss Viper Museum», à Givisiez, consacre une exposition spéciale à l’ancien pilote, qui sera ouverte au public chaque vendredi de 10 h à 20 h, entre le 26 mars et le 17 décembre. Comme les autres musées, celui de Givisiez doit naturellement respecter des règles strictes (50 personnes ensemble au maximum dans les locaux). L’exposition évoluera au fil des mois.

La fameuse Porsche 917

Dans un premier temps, on y découvre notamment la fameuse Porsche 917 des triomphes à répétition de Siffert dans les courses d’endurance, sa Stanguellini de Formule Junior au volant de laquelle il s’était fait connaître à l’étranger, mais aussi le side-car d’Edgar Strub, dont «Seppi» Siffert avait été le passager à ses débuts et la Norton 350 qui avait permis au futur vainqueur de deux GP de F1 d’être couronné champion de Suisse moto en 1959.

La fameuse Porsche 917 des triomphes à répétition de Jo Siffert dans les courses d’endurance.

La fameuse Porsche 917 des triomphes à répétition de Jo Siffert dans les courses d’endurance.

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Un autre Fribourgeois est honoré, Benoît Musy. Comme Siffert, mais une dizaine d’années avant lui, il avait fait ses premières armes sur deux roues, avant de briller sur quatre et de périr en pleine gloire. C’est lui qui avait imaginé un casque rouge à croix blanche entourée de deux bandes, un «design» que Siffert avait décidé d’adopter alors qu’il n’était encore qu’un adolescent et que, avec son père, il avait assisté aux courses du GP de Suisse, à Berne, où Musy avait brillé.

Activités durant toute l’année

Anciens documents, photographies, films, coupures de presse de l’époque, réédition d’un magazine qui avait été réalisé après la mort de Siffert, les visiteurs pourront également trouver le plus récent et magnifique livre consacré au champion: «Il s’appelait Siffert, Jo Siffert», une œuvre majeure (432 pages, 610 photos, la plupart inédite) due à la passion de notre confrère Jean-Marie Wyder.

D’autres activités sont programmées tout au long de l’année. Ainsi, le 22 octobre, se tiendra le 4e «Jo Challenge», un rallye de régularité pour voitures anciennes qui partira et arrivera dans la région fribourgeoise, après notamment un passage sur le circuit neuchâtelois de Lignières – Siffert venait y essayer régulièrement ses nouvelles voitures – et la montée vers Chasseral.

Le 23 octobre, Jacques Deschenaux, l’homme à tout faire de Siffert et son premier biographe, tiendra une conférence tous public en présence attendue d’anciens pilotes et mécaniciens qui ont bien connu le Fribourgeois.

Enfin, le 24 octobre – un dimanche, comme il y a cinquante ans -, la journée officielle du Mémorial Jo Siffert devrait rassembler la foule au Cimetière de St-Léonard où repose le champion.

Deux des bolides qui ont été pilotés par Jo Siffert.

Deux des bolides qui ont été pilotés par Jo Siffert.

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