Jura: Une famille perd tout dans un incendie: la solidarité s’organise
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JuraUne famille perd tout dans un incendie: la solidarité s’organise

Le maire de Haute-Ajoie s’investit pour reloger une famille modeste à Rocourt (JU). «On a, comme on dit, le cœur à la bonne place», relève-t-il.

par
Vincent Donzé
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Le brasier était impressionnant, mardi, à Rocourt (JU).

Le brasier était impressionnant, mardi, à Rocourt (JU).

CRISP – Centre de renfort d’incendie et de secours de Porrentruy
L’habitation occupée par six personnes s’est transformée en brasier.

L’habitation occupée par six personnes s’est transformée en brasier.

CRISP – Centre de renfort d’incendie et de secours de Porrentruy
Pour trouver de nouveaux matelas, le maire Michel Baconat s’est rendu à Boncourt chez Emmaüs-Jura.

Pour trouver de nouveaux matelas, le maire Michel Baconat s’est rendu à Boncourt chez Emmaüs-Jura.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Un couple et leurs quatre filles ont tout perdu dans un incendie survenu mardi à 11 heures dans une habitation de Rocourt (JU). Deux chiens ont été sauvés, mais sur huit chats, seuls deux ont été retrouvés. Par contre, le sinistre s’est révélé fatal pour deux lapins nains, un cochon d’Inde et un hamster qui étaient en cage. «On les épaule, nous saurons nous montrer généreux, surtout par ce froid», promet le Michel Baconat.

La solidarité s’organise. Un conseiller communal a hébergé en voisin les quatre filles de 8 à 17 ans: «Il n’était pas question de les séparer», précise le maire. Lui-même s’est rendu avec un collègue et son pick-up chez Emmaüs à Boncourt, un magasin de seconde main pourtant fermé pendant le semi-confinement. «Face à l’urgence de la situation, le dépôt nous a été ouvert», remercie Michel Baconat.

Un hamster, un cochon d’Inde et deux lapins nains manquent à l’appel.

Un hamster, un cochon d’Inde et deux lapins nains manquent à l’appel.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Matelas et duvets: la literie nécessaire a été acquise dans le but de pouvoir louer à la famille sinistrée une maison vide de Réclère, un village voisin. Son propriétaire biennois se déplacera vendredi matin pour en discuter avec les autorités.

«On vient de me téléphoner pour fournir des vêtements», indiquait mercredi Michel Baconat. «On a, comme on dit, le cœur à la bonne place», observe le maire, face à l’élan de générosité constaté en faveur d’une famille qui vit modestement.

Par une fenêtre

L’habitation est détruite et le rural aménagé en logement ne vaut guère mieux. La chevelure, la peau et un doigt brûlé, la maman qui a sauté par une fenêtre a été héliportée à l’Hôpital universitaire à Bâle. Mercredi, elle était de retour à Chevenez chez une dame qui s’en occupe. «Plus que physiques, les blessures sont psychologiques», constate cette villageoise.

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