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SantéUne fillette «guérie» du sida a été testée séropositive

Le virus HIV est réapparu chez une petite Américaine de 4 ans, née séropositive mais considérée comme guérie grâce à un traitement aux rétroviraux.

La réapparition chez cette petite fille du virus VIH quelques semaines après l'arrêt du traitement est sans précédent selon les chercheurs.

La réapparition chez cette petite fille du virus VIH quelques semaines après l'arrêt du traitement est sans précédent selon les chercheurs.

AFP

Une petite Américaine née séropositive, mais qu'un intense traitement aux antirétroviraux avait apparemment permis de guérir, a vu le virus réapparaître, ont annoncé jeudi des chercheurs. Le cas de la fillette avait soulevé de nombreux espoirs.

La petite fille, âgée de quatre ans, est née dans le Mississippi (sud) d'une mère infectée par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine, responsable du sida. Elle avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa venue au monde, beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveau-nés.

Elle avait été traitée jusqu'à 18 mois, âge à partir duquel les médecins avaient perdu sa trace pendant dix mois et durant lesquels elle n'avait eu aucun traitement. Aucun des tests sanguins effectués ensuite n'avait détecté la présence du VIH.

«Sans précédent»

«Généralement, lorsque le traitement est arrêté, les niveaux de VIH remontent en quelques semaines et non en quelques années», explique Deborah Persaud, spécialiste des maladies infectieuses au centre pédiatrique Johns-Hopkins à Baltimore. Du coup, le cas de cette fillette est, d'après elle, «sans précédent».

Son histoire avait soulevé les espoirs des médecins qui pensaient qu'un traitement précoce des nouveau-nés séropositifs pourrait permettre de les guérir. Mais un test de routine au début du mois a révélé que la fillette avait des niveaux détectables du VIH dans le sang, associés à une quantité moindre de lymphocytes et à la présence d'anticorps qui prouvent que le VIH a fait sa réapparition.

«Très décevant»

«C'est bien évidemment un rebondissement très décevant pour l'enfant, les médecins impliqués dans son traitement et les chercheurs spécialisés dans le VIH/sida», a regretté Anthony Fauci, directeur de l'institut national de l'allergie et des maladies infectieuses (NIAID). Selon le Dr Fauci, la petite fille est à nouveau soumise à des antirétroviraux et se porte bien.

«Le cas de cet enfant du Mississippi montre que le traitement précoce aux antirétroviraux n'a pas complètement éradiqué le réservoir de cellules touchées par le VIH. Mais il pourrait avoir considérablement limité son développement et permis d'éviter qu'elle ne prenne des antirétroviraux pendant une longue période», a-t-il expliqué.

(ats/afp)

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