Inde  – Une foule défie le couvre-feu aux funérailles de civils tués par l’armée
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Inde Une foule défie le couvre-feu aux funérailles de civils tués par l’armée

Malgré des mesures sanitaires strictes, des centaines de personnes dans l’État du Nagaland se sont rassemblées lundi pour rendre hommage aux 14 civils abattus par l’armée indienne dans une opération de sécurité.

Une foule a pris part aux funérailles collectives de 14 civils tués par les forces de sécurité indiennes, ce week-end. (Photo de l'AFP)

Une foule a pris part aux funérailles collectives de 14 civils tués par les forces de sécurité indiennes, ce week-end. (Photo de l'AFP)

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Des centaines de personnes dans l’État indien du Nagaland se sont rassemblées lundi, défiant le couvre-feu, pour les funérailles de civils abattus par l’armée indienne dans une opération de sécurité.

Les familles des défunts ont ensuite été rejointes par le Premier ministre du Nagaland, Neiphiu Rio, qui a blâmé l’armée pour ces morts et a ordonné une enquête.

Des manifestations ont eu lieu dans tout l’État lundi, au lendemain d’une marche qui s’était déroulée pour rendre hommage aux victimes dans la capitale de l’État, Kohīma. Une source policière a déclaré à l’AFP que la situation était «tendue mais sous contrôle».

Six mineurs abattus par méprise

Le Nagaland et d’autres États du nord-est de l’Inde, reliés au reste du pays par un étroit corridor terrestre, ont connu des décennies de troubles parmi différents groupes ethniques et séparatistes.

La région abrite des dizaines de groupes tribaux et de petits groupes rebelles dont les revendications vont d’une plus grande autonomie à la sécession de l’Inde.

La police est sur les dents après que 14 civils ont été tués par les forces de sécurité indiennes au cours du week-end. (Photo de l'AFP)

La police est sur les dents après que 14 civils ont été tués par les forces de sécurité indiennes au cours du week-end. (Photo de l'AFP)

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Samedi, à Oting, dans le district de Mon, frontalier avec la Birmanie, un commando militaire d’élite, qui attendait des insurgés en embuscade, avait abattu six mineurs par méprise. Selon l’armée indienne, l’embuscade avait été tendue sur des «renseignements crédibles» faisant état d’un groupe d’insurgés armés se déplaçant dans la région.

Huit autres civils avaient ensuite été tués après qu’une foule en colère a violemment pris les soldats à partie.

Un soldat a également été tué et un véhicule militaire incendié dans ces incidents. Les autorités ont ensuite instauré un couvre-feu et des coupures de l’internet.

Dimanche, au moins deux manifestants ont été tués par balles et près d’une douzaine d’autres blessés après que la foule en colère a attaqué et partiellement incendié une installation de l’armée dans la région.

(AFP)

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