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Elections vaudoisesUne gauche unie contre l'alliance de la droite

L'alliance rose-verte a défendu son bilan et son programme pour la prochaine législature. Et rappelé le ticket Béatrice Métraux - Cesla Amarelle le 21 mai prochain.

L'écologiste Béatrice Métraux et la socialiste Cesla Amarelle feront ticket commun le 21 mai en vue de l'élection au Conseil d'Etat.

L'écologiste Béatrice Métraux et la socialiste Cesla Amarelle feront ticket commun le 21 mai en vue de l'élection au Conseil d'Etat.

Keystone

L'écologiste Béatrice Métraux et la socialiste Cesla Amarelle feront front commun contre l'alliance «bricolée» de la droite, le 21 mai au deuxième tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois. La majorité de gauche met en avant son bilan et sa méthode de travail.

L'alliance rose-verte a présenté mardi devant la presse son bilan et son programme pour la prochaine législature. Elle a plaidé pour la poursuite des «compromis dynamiques» conclus avec le PLR et pour un climat de travail constructif au sein du Conseil d'Etat.

L'irruption de la vert'libérale Isabelle Chevalley, sur un ticket commun avec l'UDC Jacques Nicolet, au deuxième tour de l'élection pourrait faire voler en éclat la majorité de gauche au gouvernement. Celle-ci est actuellement de quatre contre trois: une Verte et trois PS d'un côté, trois PLR de l'autre.

Des compromis aux tensions

«La droite revendique un cinq contre deux. Si on y revient, les partisans du compromis dans les deux camps seront affaiblis», a critiqué le conseiller d'Etat socialiste Pierre-Yves Maillard, facilement réélu au premier tour. «Nous allons passer de la phase des compromis aux tensions», a-t-il averti.

«Nul ne peut conduire des réformes dans un contexte de confrontation permanente», a renchéri la conseillère d'Etat Nuria Gorrite, également réélue au 1er tour. Un bon climat de travail, une «complicité» sont décisifs pour affronter les «moments difficiles». «La cohésion, l'entente, c'est ce que les Vaudois ont plébiscité au 1er tour en plaçant les sortants devant», a-t-elle ajouté.

Pas revenir aux erreurs du passé

L'alliance rose-verte ne veut pas d'un retour aux «erreurs du passé» et aux «blocages stériles». Elle ne répliquera pas aux «chamailleries» de la droite, notamment aux «virulentes attaques personnelles d'Isabelle Chevalley», a dit Stéphane Montangero, président du PS Vaud.

Pour Pierre-Yves Maillard, les Vaudois ont «trouvé la voie» pour avancer dans un contexte plus difficile. «Peut-on imaginer que la droite aurait réussi l'assainissement de la caisse de pensions, un dossier qui va revenir sur la table, ou la RIE 3 à la vaudoise ?».

Programme

Le duo de gauche au deuxième tour, l'écologiste sortante Béatrice Métraux et la conseillère nationale socialiste Cesla Amarelle, a rappelé quelques points de son programme: mettre en oeuvre rapidement la loi sur le logement, renforcer la formation professionnelle et donner un nouveau souffle à la Loi sur l'enseignement obligatoire (LEO).

L'alliance propose aussi de créer des emplois subventionnés de 10 à 12 mois pour les chômeurs âgés de plus de 55 ans. Investir dans ces emplois subventionnés permettrait de faire des économies dans l'aide sociale, a calculé Cesla Amarelle.

Gestion saine

«Nous voulons donner un cadre de vie attractif et durable aux Vaudois», a ajouté Béatrice Métraux. Dès la prochaine législature, il faudra préparer le canton à la forte augmentation démographique qui l'attend, avec plus de 10'000 habitants supplémentaires par an.

La majorité de gauche promet de relever ces défis en conservant une gestion saine. La dette actuelle est légèrement inférieure à celle de 2012, date du début de la législature , a rappelé Mme Métraux.

Après la réélection de cinq sortants au premier tour, six candidats sont en lice le 21 mai: outre les deux duos de gauche et de droite, la PDC Sylvie Villa (Alliance du Centre) et l'indépendant Toto Morand (8,5%) se représentent.

(ats)

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