13.08.2020 à 17:00

LufthansaEchec des négociations: «Une gifle pour les salariés»

Le groupe aérien Lufthansa a annoncé jeudi avoir rompu unilatéralement les négociations avec le syndicat Verdi sur les mesures d’économie liées au Covid pour le personnel au sol.

Le premier groupe aérien européen, dont l’Etat allemand est devenu le principal actionnaire pour tenter de sortir de l’ornière, prévoit de supprimer 22’000 emplois et son patron a laissé planer en début de mois la menace de licenciements secs.

Le premier groupe aérien européen, dont l’Etat allemand est devenu le principal actionnaire pour tenter de sortir de l’ornière, prévoit de supprimer 22’000 emplois et son patron a laissé planer en début de mois la menace de licenciements secs.

KEYSTONE

Le groupe aérien Lufthansa, sauvé de la faillite par l’Etat allemand, a annoncé jeudi avoir rompu les négociations avec le syndicat Verdi pour trouver des solutions pour le personnel au sol.

Le syndicat a qualifié cette décision prise à l’issue de 20 réunions une «gifle pour les salariés», selon sa vice-présidente, Christine Behle, citée dans un communiqué.

Une porte-parole de Lufthansa, citée par l’agence dpa, a indiqué que les représentants syndicaux étaient maintenant appelés à revenir à la table des négociations avec de nouvelles propositions pour des réductions significatives des coûts de personnel.

Selon le groupe, les quelque 600 millions d'euros d’économie proposés jusqu’à présent par le syndicat ne suffiront pas à surmonter la crise sans précédent que l’entreprise traverse.

Lufthansa réclame des différentes catégories de salariés des économies atteignant 20% des coûts de personnel, ce qui, selon la porte-parole, représente dans le pire des cas une diminution de 18% du salaire brut.

8000 sont déjà partis

Le premier groupe aérien européen, dont l’Etat allemand est devenu le principal actionnaire pour tenter de sortir de l’ornière, prévoit de supprimer 22’000 emplois et son patron a laissé planer en début de mois la menace de licenciements secs.

«Lufthansa reçoit des aides de l’Etat de plus de 9 milliards d'euros», a fait valoir Christine Behle. «Il est par conséquent absolument inacceptable que l’entreprise réclame des réductions de salaires importantes sans en contrepartie proposer des garanties d’emploi ou des mesures pour des suppressions d’emploi socialement acceptables».

Huit mille salariés ont déjà quitté le groupe, principalement dans d’autres pays que l’Allemagne et 75’000 employés étaient au chômage partiel en juin alors que le trafic aérien n’a repris que lentement.

Un accord évitant des licenciements pour le personnel de cabine est actuellement soumis au vote des salariés.

Verdi représente quelque 35’000 employés au sol.

(ATS)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!