Une habitante de Zurich aux fourneaux dans «Le meilleur pâtissier» sur M6
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InterviewUne habitante de Zurich aux fourneaux dans «Le meilleur pâtissier»

Marion est originaire de Narbonne (F) mais habite en Suisse depuis plusieurs années. Cette dentiste se confie sur son premier passage sur M6 et sa passion pour la cuisine.

par
Fabio Dell'Anna
Cette maman de jumeaux va nous régaler avec ses recettes tout au long de la saison 10.

Cette maman de jumeaux va nous régaler avec ses recettes tout au long de la saison 10.

M6

Le coup d’envoi de la saison 10 du «Meilleur Pâtissier» était ce jeudi 7 octobre 2021 sur M6. Surprise, dans les 14 candidats en lice, on retrouve une habitante de Zurich. Il s’agit de Marion, 35 ans, originaire de Narbonne (F). Il y a quelques années, elle a suivi son mari en Suisse pour travailler en tant que dentiste. «Quand je l’ai rencontré il y a dix ans, il était déjà installé ici. Lorsque j’ai terminé mes études, je n’ai pas réfléchi et j’ai déménagé par amour. J’ai appris l’allemand et je n’ai plus envie de repartir. J’apprécie le respect, la rigueur et la culture de votre pays», nous confie-t-elle, précisant toujours adorer la France.

Elle aime aussi la cuisine. Depuis qu’elle est gamine, Marion est un vrai bec à bonbon. Pour elle, c’était donc une évidence de s’inscrire à l’émission, mais aussi «car cela représente un beau challenge personnel». Alors qu’elle vient de faire bonne impression lors du premier épisode, elle a accepté de répondre à nos questions avant la diffusion de la deuxième émission ce jeudi soir. Coup de fil avec une maman de jumeaux passionnée, drôle et qui a la tête sur les épaules.

Quand cet amour pour la cuisine a-t-il commencé?

J’ai toujours été gourmande. À Montpellier, on m’appelait Miss Chantilly. À Zurich, on me surnomme Madame Schlagrahm (ndlr.: chantilly en allemand). (Rires.) Mon père raconte que lors d’une sortie à Castres, j’ai vu un saint-honoré et mes yeux se sont écarquillés devant cette montagne. Depuis toute petite j’adore le sucre, même si je suis dentiste. Ma mère ne cuisinait pas du tout, donc je préparais mes propres pâtisseries. C’était des créations très simples. Je me suis vraiment donné de la peine quand les jumeaux son nés (elle a deux garçons qui auront 4 ans le 18 octobre prochain).

Pourquoi vous êtes-vous inscrite à l’émission?

C’était un challenge personnel. J’ai commencé la pâtisserie lors de l’anniversaire des enfants. Toute la famille est venue à Zurich et je n’avais pas trouvé un gâteau qui me donnait envie. Je me suis dit: «Allez, je vais le faire!» J’ai épluché les sites internet. Depuis, je ne me suis jamais arrêtée. Je me rappelle que je salivais toujours devant ma télévision lorsque je regardais «Le meilleur pâtissier» et je me suis motivée. Au final, pourquoi pas moi?

Ce premier épisode s’est plutôt bien passé pour vous. Vous faites partie des 14 candidats sélectionnés pour la suite. Dans quel état d’esprit étiez-vous?

J’avais froid. (Rires.) Cela se voit un peu dans le bêtisier. Je passais mon temps à côté du four. Nous étions tous assez stressés. Il y avait tout de même un sacré challenge dès le début. À la base, nous étions censés être 14 candidats et lorsque nous nous sommes retrouvés la veille à l’hôtel et que nous étions 20, je savais que quelque chose d’étrange se tramait. Je me rappelle avoir mis en garde les autres: «Vous savez? Je sens une épreuve à la «Top Chef» où il faudra mériter sa place et ils élimineront sept personnes.» Personne ne me croyait. Lorsque nous sommes arrivés sur places et avons vu les tentes, c’était clair pour tout le monde. (Rires.) J’ai aussi eu des doutes, car c’est la première fois que je leur faisais goûter une de mes réalisations. Heureusement, tout s’est bien passé.

Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous lors de cette participation?

On ne se rend pas compte, mais c’est vraiment le froid. Et le stress. J’aime que tout soit parfait. Il faut rappeler que les outils sont différents, les températures ne sont pas forcément celles que l’on désirait…

Dans quel but vous êtes-vous inscrite?

Dans le but de gagner, évidemment. (Rires.) Je ne voulais pas faire figuration. Je suis quelqu’un qui aime un peu la compétition. Je voulais aussi prouver à mes parents que je pouvais le faire. J’avais ramené un gâteau à Noël et mon père m’avait lâché: «Ce n’est pas un gâteau digne du «Meilleur Pâtissier». Intérieurement, je l’ai pris comme un challenge et j’avais envie de lui montrer que je pouvais y arriver. En résumé, je me suis inscrite car j’aime les challenges, mais également car j’avais envie de faire mes preuves à mon entourage et d’avoir la reconnaissance de professionnels.

Aimeriez-vous ouvrir votre propre établissement?

J’adore la pâtisserie et j’adore être dentiste. Pour le moment, je n’arriverais pas à lâcher mon métier pour ouvrir une pâtisserie. J’essaie d’allier les deux et ça marche plutôt bien malgré les journées à rallonge. Par exemple, je propose aux francophones de Zurich de goûter les gâteaux que je réalise à la télévision chaque semaine. Je suis aussi disponible pour du consulting culinaire, des gâteaux sur commande et des cours de pâtisserie. Il suffit de prendre contact avec moi via Facebook, Instagram ou sur mon site internet.

À Zurich, avez-vous un lieu que vous adorez pour sa pâtisserie?

Évidemment! Il y a un lieu en particulier que j’adore. Il faut savoir que je suis allée partout. (Rires.) Vraiment partout. Je tiens à préciser que je ne pense pas que la pâtisserie suisse ou zurichoise n’est pas bonne. Mais vous êtes très axés sur le chocolat et, malheureusement, je n’aime pas ça. Mon conseil est de vous rendre au Café Felix, à Bellevue, et de prendre un gâteau aux vermicelles. C’est hyperbon avec le kirsch et la chantilly… et la glace à la cannelle et au rhum… et leurs strudels. Je ne m’arrête plus! (Rires.)

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