11.08.2012 à 23:04

DroitUne insulte sur Facebook peut mener au tribunal

Les internautes ne sont pas au-dessus de la loi. Dénigrer une personne sur un réseau social peut coûter cher, comme viennent le rappeler deux cas d’atteinte à l’honneur récemment sanctionnés par un tribunal vaudois.

von
Alexandre Haederli
Les tribunaux se penchent régulièrement sur des cas d’injures proférées par clavier interposé. Avec des sanctions identiques à celles de la vie réelle.

Les tribunaux se penchent régulièrement sur des cas d’injures proférées par clavier interposé. Avec des sanctions identiques à celles de la vie réelle.

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Traiter une personne de «grosse merde»? Cinq jours-amendes à 30?francs avec sursis et 1000?francs de frais. «Grosse pute»? Quinze jours-amendes et 1500?francs. Deux internautes vaudois, dans deux affaires différentes, viennent de faire l’amère expérience de voir les propos qu’ils ont tenus sur Facebook sanctionnés par la justice. Ces deux condamnations, tombées le mois dernier et rapportées cette semaine par 20?minutes, ne constituent pas une première. En 2010 déjà, un tribunal saint-gallois avait condamné une jeune femme de 19?ans à 7?jours-amendes et 100?francs pour avoir traité un homme de «couillon» sur une page du réseau social. Ces verdicts sont toutefois relativement rares dans la mesure où une phase de conciliation permet souvent de trouver un accord entre les parties.

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