Unesco - Une journaliste philippine lauréate du Prix de la liberté de la presse
Publié

UnescoUne journaliste philippine lauréate du Prix de la liberté de la presse

Maria Ressa est la lauréate du Prix de la liberté de la presse 2021 décerné par l’Unesco. La journaliste d’investigation a été acclamée pour son combat pour la liberté d’expression.

Maria Ressa lors du Sundance Film Festival en 2020.

Maria Ressa lors du Sundance Film Festival en 2020.

Getty Images via AFP

Une journaliste d’investigation philippine, Maria Ressa, a été désignée lauréate 2021 du Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano, sur recommandation d’un jury international de professionnels des médias, a annoncé mardi l’organisation basée à Paris.

Nombreux démêlés judiciaires

Les enquêtes de Maria Ressa, 57 ans, directrice du média en ligne Rappler, lui ont valu ces dernières années de nombreux démêlés judiciaires, des menaces et du cyberharcèlement, rappelle l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Cette ex-journaliste d’investigation en Asie du Sud-Est pour CNN, impliquée dans la défense de la liberté de la presse, «a été arrêtée pour des délits présumés liés à l’exercice de sa profession», tandis qu’«il est arrivé qu’elle reçoive en moyenne plus de 90 messages haineux par heure sur Facebook», précise l’Unesco.

«Le combat infaillible de Maria Ressa pour la liberté d’expression est un exemple pour de nombreux journalistes dans le monde.»

Marilu Mastrogiovanni, présidente du jury international du Prix

«Le combat infaillible de Maria Ressa pour la liberté d’expression est un exemple pour de nombreux journalistes dans le monde», a déclaré la présidente du jury international du Prix, Marilu Mastrogiovanni. «Son cas est emblématique des tendances mondiales qui représentent une réelle menace pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie», a ajouté cette journaliste d’investigation italienne, citée dans le communiqué de l’Unesco.

Conférence en Namibie

La cérémonie de remise du prix, doté de 25’000 dollars et nommé d’après un journaliste colombien assassiné en 1986, sera diffusée en ligne le 2 mai depuis Windhoek, en Namibie.

Du 29 avril au 3 mai, l’Unesco organise à Windhoek une «conférence de la Journée mondiale de la liberté de la presse» (célébrée le 3 mai), qui devrait être «l’occasion pour des journalistes professionnels et d’autres acteurs du secteur des médias de réclamer des mesures urgentes afin de faire face aux menaces qui pèsent sur les médias d’information indépendants et locaux du monde entier, aggravées par la pandémie de Covid-19».

Une quarantaine de sessions se tiendront au cours de cette conférence de cinq jours, dont trois débats thématiques autour des problèmes qui affectent actuellement la viabilité des médias, de la transparence des plateformes en ligne et des moyens de renforcer l’éducation aux médias et à l’information.

(AFP)

Votre opinion