Espagne - Une ministre reçoit une lettre avec un couteau ensanglanté
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EspagneUne ministre reçoit une lettre avec un couteau ensanglanté

La ministre socialiste du Tourisme a reçu un courrier contenant un couteau ensanglanté, peu après des lettres de menaces de mort envoyées à d’autres personnalités de gauche.

Le couteau reçu ce lundi dans le cabinet de la ministre socialiste du Tourisme, Reyes Maroto.

Le couteau reçu ce lundi dans le cabinet de la ministre socialiste du Tourisme, Reyes Maroto.

(Sources policières)

La ministre du Tourisme espagnole, Reyes Maroto a reçu une lettre de menace avec un couteau ensanglanté et ce, peu après que d’autres personnalités de gauche ont également reçu des lettres les menaçant de mort. Ces menaces, dans lesquelles la gauche voit la marque de l’extrême droite, interviennent à un peu plus d’une semaine des élections régionales du 4 mai à Madrid, un scrutin aux forts enjeux nationaux.

«On vient de me dire que notre camarade Reyes Maroto (...) vient de recevoir un couteau ensanglanté en signe de menace», a déclaré Adriana Lastra en plein meeting pour ces régionales. «Les menaces et la violence ne feront jamais taire la voix de la démocratie. La liberté vaincra», s’est quant à elle exclamée la ministre du Tourisme sur Twitter, sans évoquer précisément la nature de ces menaces.

La police cherche à déterminer si les traces rouges visibles sur le couteau, selon les images retransmises par les médias, sont réellement du sang.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a «fermement condamné» ces menaces. «Assez! Nous n’allons pas laisser passer ça. Nous n’allons pas accepter que la haine s’empare du vivre ensemble en Espagne», a-t-il dit sur Twitter.

Lettres de menace contenant des balles

En fin de semaine dernière, le chef du parti de gauche radicale Podemos, Pablo Iglesias, le ministre de l’Intérieur et la cheffe de la Garde civile avaient déjà reçu des lettres de menaces, contenant des balles. «C’est moi (ndlr: qu’ils visent) aujourd’hui, mais si l’impunité et le blanchiment médiatique de l’ultradroite continuent, demain ce seront d’autres camarades», avait affirmé Pablo Iglesias, un ancien vice-président du gouvernement, publiant sur Twitter une photo de la lettre et des quatre balles de «Cetme», un fusil d’assaut utilisé par l’armée espagnole entre les années 1960 et 1980.

Ces menaces ont électrisé la campagne des régionales, auxquelles M. Iglesias est candidat. Vendredi, ce dernier a quitté un débat à la radio lorsque la candidate du parti d’extrême droite Vox a émis des doutes sur l’authenticité de ces menaces. Le refus des candidats de gauche de débattre de nouveau avec Vox a entraîné l’annulation d’un autre débat prévu pour le 29 avril à la télévision publique.

Au cours d’un meeting dimanche, Pedro Sanchez a tenté de mobiliser les électeurs de gauche en brandissant la «menace» de Vox, au moment où la favorite de ce scrutin, l’actuelle présidente régionale de droite Isabel Diaz Ayuso, pourrait avoir besoin du soutien de cette formation pour être reconduite dans ses fonctions.

(AFP)

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