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Centrale nucléaireUne mission internationale inspecte Fukushima

La centrale accidentée de Fukushima, au Japon, fait l'objet lundi de l'attention d'une mission de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) qui doit faire le point sur son état.

Les spécialistes internationaux de l'AIEA sont venus au Japon à la demande des autorités nippones.

Les spécialistes internationaux de l'AIEA sont venus au Japon à la demande des autorités nippones.

Reuters

Une mission de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) a commencé lundi une inspection de l’état d’avancement des travaux à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, afin de faire le point sur la situation du site et le processus de démantèlement.

L’équipe de 12 personnes (comprenant des experts extérieurs) a tenu une réunion avec des représentants du gouvernement japonais et de l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) à Tokyo, avant de se rendre mercredi dans le complexe atomique mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

A la demande du Japon

Ces spécialistes internationaux sont venus au Japon à la demande des autorités nippones. Il s’agit de la troisième mission de ce type depuis la catastrophe.

"Après une semaine de discussions, j’espère que nous aurons de nouvelles informations pour fonder notre appréciation et transmettre des commentaires au gouvernement du Japon", a déclaré aux journalistes Juan Carlos Lentijo, chef de la mission.

L’équipe de l’AIEA doit remettre un rapport au gouvernement et à Tepco le 22 avril, ont indiqué des responsables.

Après une série de problèmes

Cette inspection intervient alors que la centrale rencontre une série de problèmes depuis plusieurs semaines, à cause de coupures accidentelles d’électricité, de pannes d’équipements provisoires ou encore plus récemment de fuites d’eau radioactive.

L’équipe de l’AIEA va principalement étudier le processus de démantèlement, mais elle va aussi se pencher sur les mesures prises par Tepco pour résoudre ces dysfonctionnements en série, selon un responsable du gouvernement nippon.

La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment en cas de nouveau séisme et tsunami.

Beaucoup des moyens techniques temporaires mis en place pour éviter le pire lors de la phase aiguë de la crise sont encore en service et sont de fait très vulnérables.

Tepco n’en est pour le moment qu’aux premières étapes devant conduire au démantèlement des quatre réacteurs ravagés (le sort des deux restants n’est pas officiellement décidé).

Cette tâche, pour laquelle nombre de techniques doivent être inventées, devrait durer une quarantaine d’années, selon les estimations des autorités nippones.

(AFP)

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