Symbole des années follesUne nouvelle salve judiciaire vise les «rétros» des banques
La transparence est désormais exigée sur ces incitations touchées par les banquiers. À Genève, une trentaine de clients exigent pourtant des comptes.
- par
- Pierre-Alexandre Sallier

Désormais sévèrement encadrées par la législation helvétique, les incitations touchées par les gérants de fortune pour proposer un fonds de placement à leur clientèle sont pourtant visées par de nouvelles procédures à Genève.
On croyait la pratique des «rétros» abandonnée, symbole des pratiques débridées ayant accompagné la gestion des fortunes européennes échappant au fisc. Elle fait à nouveau parler d’elle devant les tribunaux.
À Genève, plus d’une trentaine de clients de banques exigent de leur banquier la restitution des incitations que ce dernier a touchées afin de leur conseiller un fonds de placement plutôt qu’un autre. Près de la moitié ont «déjà ouvert une action civile au cours des dernières semaines ou [sont] sur le point de le faire», explique leur avocat Pierluca Degni. Les sommes en jeu vont de 5000 à 300’000 francs de commissions contestées.