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SomalieUne offre de reconversion pour les pirates somaliens

Le président somalien veut permettre aux jeunes pirates de se reconvertir. Il souhaite «en finir» avec les attaques au large des côtes du pays.

Un bateau saisi par les pirates somalien en avril 2011, au large de la Somalie.

Un bateau saisi par les pirates somalien en avril 2011, au large de la Somalie.

Archives, AFP

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud propose une amnistie aux jeunes pirates et espère pouvoir leur offrir une reconversion professionnelle. Il veut «en finir» avec les attaques au large des côtes de son pays, a-t-il indiqué dans une interview.

«Nous négocions de façon indirecte avec les pirates par l'intermédiaire des notables» des villages côtiers, a déclaré le chef d'Etat. Il a toutefois précisé que l'offre d'amnistie valait pour les jeunes mais pas pour les chefs, dont certains sont recherchés par Interpol.

«Il faut en finir avec la piraterie», a déclaré le président somalien issu du mouvement associatif. Son élection par le parlement en septembre dernier a soulevé un espoir sans précédent de normalisation, dans ce pays livré au chaos depuis deux décennies de guerre civile.

Hassan Cheikh Mohamoud a précisé avoir déjà obtenu la libération de six personnes en échange de cette amnistie. Il a ajouté qu'il avait bon espoir d'en faire libérer prochainement 24 autres, ainsi que deux bateaux capturés

Depuis les années 2000

Le chef d'Etat somalien compte également solliciter la communauté internationale pour l'aider à «offrir un moyen différent de gagner leur vie» aux jeunes Somaliens actuellement enrôlés chez les pirates.

Ils assurent souvent pour la plupart avoir choisi la flibuste faute d'alternative et notamment faute de débouchés dans les métiers de la pêche.

Profitant de l'absence d'Etat de droit en Somalie, la piraterie a prospéré depuis le milieu des années 2000, même si le phénomène a marqué un coup d'arrêt l'an dernier en raison du déploiement d'une armada de guerre internationale dans le golfe d'Aden et de la présence de gardes armés sur les bateaux marchands.

Les chefs pirates peuvent néanmoins encore mobiliser au moins plusieurs centaines d'hommes, selon les estimations d'un expert occidental du dossier.

Ils détiennent aujourd'hui quatre navires et 108 personnes, selon le dernier décompte de la force navale de l'UE (Eunavfor). Le Bureau maritime international (BMI) fait état pour sa part de 7 bâtiments retenus et de 113 otages.

(ats)

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