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Royaume-UniUne pétition anti-Brexit met le feu à internet

Une pétition pour annuler le Brexit a déjà recueilli plus de trois millions de signatures deux jours après son lancement.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Une pétition en ligne demandant au gouvernement britannique de renoncer au Brexit a dépassé les trois millions de signatures vendredi. Elle a engrangé un succès fulgurant deux jours après son lancement.

Selon la page de la pétition lancée sur le site du Parlement, son objectif est de «prouver la force du soutien public actuel pour rester dans l'UE». Un autre référendum «pourrait ne jamais être organisé, donc votez maintenant», peut-on aussi lire, alors que les députés ont rejeté la semaine dernière l'option d'une seconde consultation des Britanniques.

Parmi les signataires figurent des célébrités britanniques comme l'acteur Hugh Grant ou encore la chanteuse Annie Lennox.

Débat possible au Parlement

La pétition a très rapidement dépassé le seuil des 100'000 signatures nécessaire pour être potentiellement débattue à Westminster. Ce débat ne peut toutefois «pas directement changer la loi ou donner lieu à un vote pour mettre en oeuvre la requête de la pétition», précise le site du Parlement.

Ce type de pétitions permet aux Britanniques d'«inscrire leurs préoccupations à l'ordre du jour politique», a dit à l'AFP Sara Hobolt, spécialiste de l'opinion publique à la London School of Economics (LSE). Elle n'est toutefois pas «un moyen de prendre des décisions démocratiques au même titre que les élections et les référendums».

Le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l'accord de retrait.

«Toute personne résidant au Royaume-Uni ou étant citoyen britannique peut signer la pétition. Cela inclut les citoyens britanniques vivant à l'étranger», a twitté le Parlement.

Les anti-Brexit dans la rue, May s'active pour convaincre les députés

Les opposants au Brexit se mobilisent samedi dans la rue à Londres pour réclamer un second référendum, alors que la Première ministre Theresa May s'active en coulisses pour rallier les députés à son accord de divorce.

(ats)

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