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GenèveUne photo prise au hasard a permis d'arrêter le pervers

On en sait désormais plus sur le pédophile qui a violé une fille de 11?ans à Gland et sur son arrestation.

par
Laurent Grabet et Valérie Duby
La police avait dressé ce portrait-robot de l'individu pour le retrouver.

La police avait dressé ce portrait-robot de l'individu pour le retrouver.

Il y a un mois, le pervers de 63?ans a abordé une fillette qui achetait une glace à la piscine de Lancy (GE). Plus tard, en visionnant les photos de la journée avec sa maman, l'enfant a constaté que l'homme y figurait par hasard. Ses parents sont allés le signaler au commissariat. Après de longues recherches, les policiers ont interpellé le «prédateur», qui avait l'habitude de chercher ses proies dans les piscines. C'était vendredi alors qu'il se trouvait aux abords de Genève-Plage.

Le Suisse, qui a avoué être l'auteur du viol de Gland (VD) le 14 avril 2011, est un expert-comptable d'origine italienne. De 1992 à 1994, il résidait avec une compagne à Anières (GE). «C'était quelqu'un de pas triste. On entendait souvent de la musique chez lui, il aimait faire savoir qu'il était là, se souvient Rosemarie, sa voisine directe. Il avait retapé sa villa avec beaucoup de goût.»

L'homme avait alors deux enfants jeunes adultes d'une précédente relation. Sa fille, qui vivait parfois chez lui, s'est suicidée en se jetant d'une montagne. Le Genevois avait ensuite mis le cap sur le quartier des Eaux-vives. Là, il avait occupé successivement deux appartements. A chaque fois face à des écoles. Dans le second, il s'était installé avec sa deuxième femme, dont il est divorcé et avec qui il a deux fils âgés de moins de 10?ans. «Je l'ai encore croisé vendredi matin alors qu'il était passé les voir», raconte une voisine. Au moment de son arrestation, le prédateur sexuel partageait un modeste studio avec un autre homme dans le quartier de la Servette. ?

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