Très gênant: Une poupée Troll avec un bouton mal placé crée la polémique

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Très gênantUne poupée Troll avec un bouton mal placé crée la polémique

Le jouet pour enfants est accusé de promouvoir involontairement la pédocriminalité. L’entreprise Hasbro a consenti à le retirer.

par
Laurent Flückiger
La poupée a un bouton au niveau de l’entrejambe. Quand on presse dessus, elle émet des petits cris de joie et des soupirs pour le moins gênants…

La poupée a un bouton au niveau de l’entrejambe. Quand on presse dessus, elle émet des petits cris de joie et des soupirs pour le moins gênants

Hasbro

Elle s’appelle Poppy. Elle est souriante, elle adore chanter, danser, faire des câlins. Et elle est au centre d’une polémique aux États-Unis.

La poupée, objet dérivé du film «Les Trolls 2: tournée mondiale», est accusée de promouvoir involontairement la pédocriminalité. Suite aux commentaires outrés sur les réseaux sociaux et au lancement dune pétition ayant recueilli plus de 400 000 signatures, Hasbro a consenti à retirer du marché le jouet.

Un bouton placé sur son ventre permet de faire prononcer à Poppy quelques phrases et émettre quelques sons. C’est d’ailleurs indiqué sur l’emballage. Mais il nest jamais fait mention dun autre bouton, situé au niveau de lentrejambe de la poupée. Quand on presse dessus, la poupée émet des petits cris de joie et des soupirs pour le moins gênants

Slate.fr rapporte que plusieurs vidéos tournées par des parents scandalisés sont devenues virales, dont celle-ci, relayée par un candidat au sénat:

Pas un bouton mais un capteur

«Que vont penser nos enfants, innocents et impressionnables, de ce jouet? Qu’il est amusant de se faire toucher les parties intimes par quelqu’un?» s’interroge la pétition en ligne.

Hasbro, interrogée par «Rolling Stone», a expliqué qu’il ne sagissait pas dun bouton, mais dun capteur destiné à être activé au moment où les enfants assoient la poupée sur le sol ou sur une chaise. Lentreprise a reconnu sa maladresse et sest engagée à échanger chaque exemplaire de la poupée Poppy contre un produit de valeur équivalente.

D’autres jouets qui ont créé la controverse

La poupée qui jure. Elle vous regarde avec ses jolis yeux bleus, invite à passer la main devant pour la faire babiller. Et soudain, elle vous traite de «crazy bitch» (sale chienne)! C’est en tout cas ce que certains parents américains ont cru entendre en 2011, quelques semaines avant Noël. Toys R Us, qui vendait alors la poupée You & Me, avait juré que ce n’était que du babillage.

La Skipper qui grandit. En 1975, Mattel lance un modèle Skipper deux en un. Tournez-lui le bras droit et sa taille prend quelques centimètres. Mais pas que. La jeune sœur de Barbie a les seins qui poussent et peut, comme l’annonce le slogan, devenir une vraie ado. Démonstration avec Mike Mozart, qui avec son blog Jeepersmedia est devenu une star en faisant la revue des jouets les plus foireux.

Le Bébé GlouGlou. Le fabricant de jouets espagnol Berjuan a créé un poupon qui tête, livré avec un soutien-gorge en plastique. Les fillettes s’en affublent et le GlouGlou émet des bruits de succion. À sa sortie en 2011 aux États-Unis, la poupée a été accusée de promouvoir l’hypersexualisation des petites filles.

Tarzan se fait plaisir. C’est l’une des plus belles gaffes, signée Disney. Quand Tarzan fait son fameux cri, il lève le bras droit de haut en bas. Problème: dans les rayons des magasins, la figurine a son coude attaché à l’emballage. Quand on teste le mécanisme, on croit alors voir Tarzan s’adonner au plaisir solitaire…

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