Football - Une préparation idéale, le grand départ prévu lundi

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FootballUne préparation idéale, le grand départ prévu lundi

L’équipe de Suisse en a terminé vendredi avec sa préparation d’avant-Euro. Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales, a clos le stage avec quelques paroles fortes.

par
Robin Carrel
(Bad Ragaz)
Attaque! Attaque de Granit Xhaka!

Attaque! Attaque de Granit Xhaka!

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De nombreux entraînements, deux matches gagnés, des parties de FIFA, de cartes et pas mal de temps sur Facetime avec la famille... Le tranquille train-train quotidien des 29, puis 26 joueurs de l'équipe de Suisse à Bad Ragaz est terminé. Ceux qui n'ont pas (beaucoup) joué la veille et les gardiens ont eu le droit à un ultime entraînement, le staff et certains éléments ont pris un dernier repas ensemble et tout le monde a plié bagages.

Les Helvètes vont passer presque 48 heures avec leurs proches et seront rappelés sous les drapeaux dimanche. Ils iront directement à Kloten, se feront tester une dernière fois contre le Covid (la grande majorité des hommes sont vaccinés ou ont encore des anticorps), pour pouvoir monter dans l'avion, direction l'Azerbaïdjan et Bakou, où ils seront très attendus le 12 juin à 15 heures contre le Pays de Galles.

Edimilson Fernandes sous la pression d’un tracteur.

Edimilson Fernandes sous la pression d’un tracteur.

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Sur place, tout s'est parfaitement goupillé pendant dix jours idylliques. Le beau temps a été de la partie et la température est gentiment montée, au thermomètre - 25 degrés ce vendredi dans le canton de St-Gall, 27-28 sont prévus à l'atterrissage à Bakou - comme dans l'intensité des entraînements. L'Association suisse de football avait bien préparé son coup et s'est offert des pelouses parfaites, installées pour l'occasion dans le Stade Ri-Au, le long du Rhin.

«Je suis très content de la manière dont ce camp s'est passé, a commenté le charismatique Pierluigi Tami, appelé à clore cette préparation par Zoom, devant les médias. Il y avait trois points qui étaient importants pour moi lors de ces dix jours. En premier, qu'il n'y ait pas de joueurs blessés. En deuxième, que les infrastructures soient idéales. Tout a été très professionnel et les terrains étaient excellents. Et pour terminer, que l'organisation et l'hôtel soient parfaits. Ça a été le cas.»

«Si on respecte ces valeurs, on aura moins de problèmes, car ceux-ci arrivent quand on ne respecte pas les bases.»

Pierluigi Tami

La pandémie est passée par-là et tout doit forcément se passer à distance, mais on a pu constater aussi une évolution de la communication de l'ASF. Vladimir Petkovic lui-même s'est ouvert, après les ratés en Russie. On en arriverait presque à penser qu'il prend du plaisir à partager certaines de ses réflexions avec la presse et donc le public! Il peut paraître austère, c'est vrai, mais ça n'empêche pas qu'il est tout de même pince-sans-rire.

Pierluigi Tami
a fluidifié certains rouages.

Pierluigi Tami
a fluidifié certains rouages.

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«On a un staff qui a des idées claires de ce qu'il veut faire, sur ce qu'il veut apporter, a détaillé Tami. La structure de l'ASF a été changée et améliorée depuis. Les manières de communiquer ont changé aussi à cause de la pandémie. C'est dommage, mais les choses sont ainsi. J'espère ne pas avoir à affronter les mêmes problèmes qu'en 2018. Mais si problèmes il devait y avoir, on les affrontera tout de suite et on essaiera d'y faire face. Le futur le dira. 'Vlado' s'est ouvert et amélioré dans certains aspects de la communication. Il y a des questions stratégiques aussi dans sa façon d'agir.»

Le Tessinois a fini son intervention par un vibrant plaidoyer pour le maillot. De quoi se lever derrière son ordinateur et chanter l'hymne national la main sur le cœur. «L'équipe nationale représente le pays. On véhicule son image et on doit partager la joie de montrer un football positif. Notre comportement sur le terrain doit respecter nos valeurs de solidarité. On l'a souvent montré avec la Nati, même s’il y a eu des erreurs dans le passé. Si on respecte ces valeurs, on aura moins de problèmes, car ceux-ci arrivent quand on ne respecte pas les bases.» La Suisse a travaillé ses fondamentaux sur et hors du pré. Il faudra que ça paie quand ça compte…

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