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Amérique latineUne présidentielle bolivienne «transparente», selon l’OEA

L’Organisation des États américains estime que l’élection qui a abouti à la victoire de Luis Arce, le dauphin de l’ex-président Evo Morales, est légitime.

Manifestation contre l’élection de Luis Arce le 20 octobre 2020 en Bolivie.

Manifestation contre l’élection de Luis Arce le 20 octobre 2020 en Bolivie.

AFP

Le processus qui a abouti à la victoire du candidat socialiste Luis Arce lors de l’élection présidentielle bolivienne a été «transparent», a déclaré mercredi la mission d’observation de l’Organisation des États américains (OEA). «Les citoyens ont voté librement et le résultat a été clair et catégorique».

Le chef de la mission de l’OEA, Manuel González, a rendu public le rapport préliminaire de sa mission sur la consultation électorale de dimanche, lors de laquelle Luis Arce, candidat du mouvement vers le socialisme (MAS) de l’ancien président Evo Morales, a été élu président de la Bolivie dès le premier tour avec une large avance. Ce résultat «donne une grande légitimité au gouvernement entrant, aux institutions boliviennes et au processus électoral», a souligné Manuel González.

Les autorités électorales ont annoncé mercredi soir, alors que les procès-verbaux de 90,1% des bureaux de vote avaient été comptabilisés, que Luis Arce obtenait 54,51% des voix. Il devance largement l’ancien président centriste Carlos Mesa (29,21%) et le candidat de droite Luis Fernando Camacho (14,19%).

Retour au pouvoir du MAS

Selon la constitution bolivienne, est élu au premier tour le candidat qui obtient plus de 50% des voix ou bien 40% des voix avec une avance de dix points sur son concurrent le plus proche.

Ces résultats officiels encore partiels confirment les projections faites dans la soirée de dimanche par la chaîne de télévision Unitel et par la fondation catholique Jubileo, qui attribuaient toutes deux environ 53% des voix à Luis Arce et 31% à Carlos Mesa.

La large victoire de Luis Arce marque le retour au pouvoir du MAS un an après la démission de son chef Evo Morales, contraint de quitter le pouvoir alors qu’il avait été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre 2019, lors de laquelle il briguait un quatrième mandat. L’opposition avait alors refusé de reconnaître sa victoire en affirmant qu’elle avait été obtenue par la fraude. L’OEA avait alors confirmé que des manipulations de votes avaient eu lieu.

Après une campagne massive de manifestations et des violences qui avaient fait plus de 30 morts et 800 blessés selon l’ONU, Evo Morales, lâché par la police et par l’armée, avait démissionné en novembre et quitté la Bolivie. Il vit actuellement en Argentine, mais a promis de rentrer dans son pays.

(ATS/NXP)

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