Hockey sur glace: Une réaction, parce que le temps commencait à presser

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Hockey sur glaceUne réaction, parce que le temps commencait à presser

Afin d'éviter qu'il ne s'établisse durablement dans le côté obscur de la crosse, le HC Bienne a réagi en équipe face à GE Servette. Une réaction accompagnée des trois points.

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Sport-Center

Sur la glace comme dans la vie, il y a un temps pour tout. L'euphorie, la méfiance, l'angoisse. Malgré un troisième revers de suite concédé dans le Seeland – sa 2e série négative de la saison – il paraît encore prématuré de caser GE Servette dans la deuxième catégorie, quand bien même nombre d'observateurs le voient piquer du nez tôt ou tard.

Le HC Bienne, plus expérimenté en matière de troubles du comportement, a déjà connu toutes les phases citées préalablement. L'euphorie automnale d'abord, une méfiance nourrie lors de neuf échecs enregistrés quasi consécutivement, ensuite. Et l'angoisse qui, si elle n'a jamais véritablement été ressentie sur scène ces dernières semaines, devait forcément commencer à se manifester dans l'esprit des hockeyeurs biennois. Et ce, même si leur jeu n'a que rarement été mauvais lors de ces fameuses funestes semaines.

C'est qu'en peu de temps, les hommes d'Antti Törmänen sont passés de résidents du trio de tête à une proie pourchassée par une solide légion de rebelles insoumis. Berne et Lugano, pour ne citer qu'eux. Sans les trois points pris vendredi soir à des Genevois moins endurants qu'à l'accoutumée, ils se retrouveraient à présent sous la menace d'une barre distante de deux longueurs.

Mais il y a eu les trois points. Pour la première depuis le 1er décembre face à Rapperswil, Bienne a fait le plein. Comment ? Déjà, en évitant l'auto-sabotage dont il est devenu coutumier dans la dernière période. Les Seelandais sont ainsi parvenus à vaincre l'opposition genevoise en même temps que leur pire ennemi, celui qui est en eux. Ils l'ont fait en marquant à quatre reprises dans le tiers final. Dont trois fois en quatre minutes.

Plus constants, malgré quelques vertiges dans la première moitié de rencontre, ils n'ont pas permis aux Aigles de les capturer au moment opportun. Un match plein, sans grosse défaillance, cela faisait un mois et demi que Bienne attendait cela. Il le fallait, car l'angoisse guettait. Plus proche que jamais.

Julien Boegli, Bienne

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