24.06.2016 à 13:07

Euro 2016Une revanche, une étape et un devoir

France, Allemagne et Belgique: trois équipes très attendues de l'Euro 2016 basculeront dimanche dans la vertigineuse phase à élimination directe.

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L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

Rafael Marchante, Reuters
Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

EPA/ANTONIO COTRIM, Keystone
Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

EPA/ANTONIO COTRIM, Keystone

Le 18 novembre 2009. Depuis l'officialisation de l'affiche France - Irlande, cette date a ressurgi pour s'inviter partout, dans les têtes et les médias. Ce soir-là, dans les prolongations du barrage retour des éliminatoires de la Coupe du monde 2010, Thierry Henry se rend coupable d'une des mains les plus célèbres de l'histoire du jeu. Une main non sanctionnée suivie d'une passe pour William Gallas et d'un but qualifiant les Bleus tout en éliminant les Boys in Green.

Les Irlandais, bien sûr, seront animés d'un formidable esprit de revanche, poussés par ce public inégalé qui, lui, semble assuré de remporter la bataille des tribunes. Et Roy Keane, aussi teigneux dans son costume de sélectionneur adjoint qu'il ne l'était sur le terrain, a déjà promis aux Français un enfer physique à Lyon (15h). Âmes sensibles s'abstenir...

La France se cherche encore une identité dans le jeu mais demeure bien supérieure intrinsèquement à son adversaire. Ses qualités de puncher devraient encore suffire pour franchir cet écueil et se hisser en quart de finale. Les Bleus, les mieux lotis de la meute des favoris, affronteraient au prochain tour l'Angleterre ou l'Islande. Mais gare à la peau de banane.

Müller un peu perdu

L'Allemagne est elle aussi largement mieux armée que la rugueuse Slovaquie, portée par la hargne de sa défense (notamment Martin Skrtel) et les inspirations de ses deux demis Marek Hamsik et Vladimir Weiss. En toute logique, cette rencontre de Lille (18h) ne devrait être qu'une étape dans le parcours de la Mannschaft.

Gestionnaires contre l'Ukraine (2-0) et la Pologne (0-0), minimalistes face à l'Irlande du Nord (1-0), les champions du monde n'ont de très loin pas encore exprimé tout leur potentiel. En particulier un Mesut Özil pourtant indiscutable aux yeux de Joachim Löw et un Thomas Müller qui a, pour l'instant, donné l'impression d'une «Tormaschine» en panne de carburant. La faculté de l'Allemagne de retrouver dans le jeu un Müller un peu perdu jusque-là sera déterminante dans sa quête vers une quatrième couronne européenne.

Une quête forcément laborieuse qui passera par un quart de finale contre l'Espagne ou l'Italie et une demi-finale, peut-être, contre la France. C'est une certitude, Joachim Löw et ses hommes auront besoin de toutes leurs forces pour aller au bout, comme toutes les autres équipes de cette moitié de tableau minée dans laquelle sont réunis pas moins de 21 titres mondiaux et continentaux (contre aucune dans l'autre partie).

Une génération hyperdouée

Il est temps pour la Belgique de séduire! L'hyperdouée génération des Diables rouges, pressentie comme la principale force d'opposition des grandes puissances du football, doit désormais joindre les actes à la parole. Ce huitième de finale contre une Hongrie plus limitée que ne le suggère sa première place du groupe F devant le Portugal (à 21h à Toulouse) est en ce sens une bonne opportunité pour monter en puissance et faire forte impression.

Après la défaite 2-0 contre l'Italie au terme d'une prestation décevante, la Belgique s'est quelque peu reprise (3-0 contre la Suède et 1-0 contre l'Irlande). Mais elle n'a pas encore bluffé son monde, en dépit des cracks qu'elle est en mesure d'aligner. Le débat fait d'ailleurs rage dans le plat pays au sujet de la relation footballistique entre les deux stars Eden Hazard et Kevin De Bruyne. Les leaders techniques de la Belgique ont pour mission d'accorder leurs violons, faute de quoi les espoirs belges risquent fort d'être douchés.

Ce qui serait dommage tant la moitié de tableau dans laquelle se retrouve la sélection de Marc Wilmots ressemble à un boulevard menant tout droit au dernier carré. Si elle se qualifiait, la Belgique en découdrait soit avec le Pays de Galles, soit avec l'Irlande du Nord. Une aubaine sur laquelle il s'agit de sauter.

(si)

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