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Tennis«Une semaine difficile à cause de mon dos»

Roger Federer s’est incliné jeudi à Gstaad face à Daniel Brands. La faute à des douleurs musculaires qui le gênent depuis Hambourg. Explications.

par
Isabelle Musy
Roger Federer en conférence presse après sa défaite contre Brands.

Roger Federer en conférence presse après sa défaite contre Brands.

PETER SCHNEIDER, Keystone

Qu’est-ce qui n’a pas bien marché aujourd’hui?

Il faut tout d’abord reconnaître à Brands sa part de mérite. Il a bien joué quand il fallait, bien servi dans les moments importants. Il était solide. J’ai quand même eu des occasions. Je savais d’entrée de jeu que le match serait compliqué, surtout ici en altitude. Je savais que Brands pourrait enchaîner plusieurs jeux de service facilement. Il a prouvé qu’il est dangereux. En ce qui concerne mon service, j’avais des hauts et des bas, ça ne m’a trop surpris. La semaine a été difficile en raison de mon problème de dos. Finalement, je me sentais assez bien pour jouer et faire un match correct mais malheureusement ça n’a pas suffi.

Auriez-vous joué ce match si ce n’était pas à Gstaad, devant votre public?

C’est difficile à dire. Le fait de ne jouer que jeudi a aidé, ça me laissait un jour de plus pour mon dos. J’ai pu jouer presque sans douleur. Je n’aurais pas joué si je ne pensais pas pouvoir passer un tour et ensuite voir match après match comment évolue mon dos.

Vivez-vous en ce moment la période la plus difficile de votre carrière?

C’est par moments un peu frustrant. Surtout quand tu as souvent mal au dos. Après, j’adore le tennis. C’est pour ça que j’ai joué aujourd’hui. Je me suis décidé définitivement après l’échauffement. Je suis content d’avoir pu disputer un match quasiment sans douleur. Pas comme la semaine dernière à Hambourg. Ça, ça fait plaisir. Devoir s’expliquer après les défaites, c’est moins rigolo. Je préférerais ne pas le faire mais ça fait partie du boulot. J’ai fait plein de conférences de presse pendant lesquelles on m’a dit « t’es super, t’es le meilleur, t’es beau ». Alors maintenant, c’est un peu moins le cas, mais ce n’est pas grave pour moi.

Où en êtes-vous avec votre nouvelle raquette?

Je ne peux pas vraiment analyser où j’en suis dans la mesure où je ne peux jouer vraiment correctement. Du coup, c’est difficile de sentir exactement ce qui va et ne va pas avec cette raquette. Ici, je savais que ce serait difficile avec l’altitude. Alors, forcément les sensations avec les balles et la raquette sont très difficile de ce que j’ai connu à Hambourg où c’était beaucoup moins rapide. Je ne sais pas exactement où j’en suis mais de toute façon, l’important, c’est d’abord de récupérer. Faire en sorte que le dos aille mieux. Ça veut dire beaucoup d’exercice. Et après, je pourrai de nouveau m’entraîner à fond. On verra si ça suffit pour Montréal. Et si ça ne le fait pas pour Montréal, j’aurai une semaine de plus avant Cincinnati. On verra le programme. Et pour la raquette, il faudra réfléchir mais il y a plus important en ce moment.

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