Bonbonnes de gaz: Une suspecte avait prêté allégeance au groupe EI
Actualisé

Bonbonnes de gazUne suspecte avait prêté allégeance au groupe EI

Quatre personnes ont été arrêtées alors qu'une voiture a été découverte à Paris. Un attentat imminent était en préparation.

Deux jeunes filles sont encore recherchées.

Deux jeunes filles sont encore recherchées.

Christian Hartmann, Reuters

La principale suspecte interpellée dans l'enquête sur la voiture remplie de bonbonnes de gaz retrouvée à Paris et qui, selon les autorités, préparaient un attentat imminent, avait prêté allégeance aux djihadistes du groupe Etat islamique, a indiqué vendredi une source proche de l'enquête.

La jeune femme, âgée de 19 ans et interpellée jeudi soir avec deux complices, est la fille du propriétaire de la voiture retrouvée avec les bonbonnes de gaz. Elle a été blessée par balle après avoir poignardé un des policiers venu l'arrêter à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), à 25 km au sud-est de Paris.

Agées de 39, 23 et 19 ans, les trois femmes «radicalisées, fanatisées», «préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et de surcroît imminentes», a déclaré jeudi soir à la presse le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Message d'alerte

Un message d'alerte sur un risque d'attentat dans les gares parisiennes et en banlieue avait été envoyé dans la journée aux policiers, a souligné une source policière. Celle-ci estime que le réseau, activé de l'étranger, préparait un attentat jeudi, jour de leur interpellation.

Les enquêteurs antiterroristes cherchent toujours à comprendre pourquoi une voiture aux feux de détresse allumés et sans plaques d'immatriculation a été garée dimanche matin en plein cœur du Paris touristique, à quelques centaines de mètres de la cathédrale Notre-Dame.

A l'intérieur de la voiture, cinq bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gasoil, sans système de mise à feu, ont été retrouvées.

«Nouvelle forme d'attaque»

La découverte de cette voiture est prise très au sérieux dans le contexte de menaces d'attentats en France, après de multiples attaques djihadistes en 2015 et 2016.

Après les mitraillages, les attaques au couteau ou à la veste explosive, les services spécialisés craignent «une nouvelle forme d'attaque» avec «le dépôt d'engins explosifs» dans des lieux rassemblant une foule importante, a admis le patron des services de renseignements français Patrick Calvar en mai devant une Commission de l'Assemblée nationale.

(ats/afp)

Votre opinion