Creux-du-Van - Une tablée au bord d’une falaise fait polémique
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Creux-du-VanUne tablée au bord d’une falaise fait polémique

Un souper d’exception a été organisé dans la réserve naturelle du Creux-du-Van. Pas illégal, mais discutable…

par
Vincent Donzé
Une table de dix convives au bord d’une falaise de 200 mètres.

Une table de dix convives au bord d’une falaise de 200 mètres.

Facebook – «Extreme dining»

En postant sur Facebook la vidéo d’un souper organisé au bord d’une falaise au Creux-du-Van, la société d’événementiel zougoise «Extreme dining» a suscité des commentaires indignés: «Quelle indécence de proposer vos services dans une réserve… qui plus est naturelle», réagit Florence. «Triste! Quelle indigence», écrit Michel. «Et les drones sont 100% interdits», sermonne Odile.

Le souper critiqué s’est déroulé le 10 septembre côté vaudois, sur un terrain privé, au coucher du soleil. «ArcInfo» signale que l’agence jurassienne de «La Mobilière» s’est offert un menu à cinq plats sur le thème de la terre: carotte, houmous et pain au charbon, tartare de betterave aux truffes, champignons et rucola, soupe aux racines, curcuma et pop-corn, filet de bœuf au beurre de gingembre et légumes grillés, révolution au chocolat et cerises.

La table était installée derrière un muret de pierres sèches, côté falaise. Plusieurs convives portaient des doudounes. De l’autre côté du mur: un grill, une remorque façon food-truck derrière un 4x4 et des toilettes sèches. «Nous avons obtenu l’autorisation extraordinaire du locataire», a affirmé l’organisateur David Bucher à «ArcInfo».

Le menu gastronomique de cinq plats a été cuisiné sur place.

Le menu gastronomique de cinq plats a été cuisiné sur place.

Facebook – «Extreme dining»

«Tant que le plan d’affectation cantonal n’est pas validé par le Tribunal fédéral, nous n’avons aucun outil légal pour empêcher ou punir des événements comme ceux-ci», a indiqué Philippe Jacot-Descombes du Service neuchâtelois de la faune, des forêts et de la nature. Tant que le foyer et le véhicule sont placés côté pâturage, les règles sont respectées, mais à ses yeux, «cet événement n’entre pas dans l’esprit des lieux».

S’agissant d’une soirée privée, la police du commerce n’avait pas à exiger de plan sanitaire. Quant aux images prises par drone, elles dateraient d’avant 2015, «lorsque c’était encore légal». Sur son site internet, «Extreme dining» remercie les résidents pour leur courtoisie.

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