Arts martiaux mixtes: Une véritable boucherie
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Arts martiaux mixtesUne véritable boucherie

Valentina Shevchenko a administré 230 coups (contre 3 reçus) à son adversaire Priscila Cachoeira avant que l'arbitre n'arrête le combat.

Valentina Shevchenko est une combattante UFC double nationale kirghizistan-péruvienne. Et elle ne fait preuve d'aucune pitié.

Au récent meeting UFC de Belém, elle a administré une véritable correction à son adversaire, la Brésilienne Priscila Cachoeira, qui faisait ses débuts en UFC.

Le président de l'UFC très fâché

Ce combat a en fait constitué en une véritable boucherie, l'arbitre Mario Yamasaki arrêtant - enfin! - le carnage dans le deuxième round, alors que Shevchenko avait adressé 230 coups (sur 254 tentés!) à sa rivale, celle-ci n'ayant pu répondre qu'à... trois reprises.

Si l'arbitre est pointé du doigt, le staff de la combattante brésilienne n'apparaît pas tout blanc lui non plus. Il aurait dû jeter l'éponge beaucoup plus vite pour protéger son athlète - quand bien même Priscilla Cachoeira a défendu la décision de son «coin» de ne pas jeter l'éponge par la suite.

La polémique est telle que Dana White, le président de l'UFC, a tenu à présenter ses excuses à l'issue de ce combat déséquilibré. «Priscilla Cachoeira, tu as fait preuve de beaucoup de cœur et de résistance dans ce combat, a-t-il écrit sur son compte Instagram (voir ci-dessous). Je suis honoré de te voir te battre en UFC. L'arbitre est là pour te protéger, et malheureusement Mario NE L'A PAS fait. Ce n'est pas sa première performance déplorable dans l'octogone. L'autre chose malheureuse est que je ne peux rien faire dans ce cas. Seule la commission brésilienne peut agir, et j'espère qu'après cette démonstration aussi inquiétante qu'incompétente, il ne remettra plus jamais les pieds dans l'octogone.»

L'arbitre donne sa version

L'arbitre a réagi après la tonne de critiques qui lui sont tombées dessus: «Pendant le deuxième round, j'ai signalé à «Pedrita» (le surnom de Priscila Cachoeira) que si elle ne bougeait pas, j'arrêterais le combat. Je le lui ai répété à chaque fois que j'allais arrêter, mais elle bougeait toujours pour essayer d'échapper aux coups. À mon avis, je lui ai permis d'être un guerrière et de continuer à se battre.»

Il a malgré tout reconnu être intervenu trop tardivement pour arrêter le massacre. La Brésilienne a en effet dû taper deux fois au sol avant de voir Yamasaki la libérer de l’emprise de Shevchenko: «J'aurais dû m'arrêter quand elle a tapé la première fois. J'ai arrêté le combat quelques secondes trop tard.»

Aux dernières nouvelles, Yamasaki n'était toujours pas suspendu.

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