21.04.2017 à 14:37

galactic pop operaUne véritable émeute (interstellaire)

The Rambling Wheels offrent leur interprétation de «La Guerre des Mondes» au Théâtre du Passage de Neuchâtel avec un brio à faire pâlir les plus grands.

par
Caroline Piccinin
1 / 4
Bastien, Fred, Raphaël et Cédric sur le visuel d'«Interstellar Riot»

Bastien, Fred, Raphaël et Cédric sur le visuel d'«Interstellar Riot»

DR
La station de radio imaginée par les Rambling Wheels

La station de radio imaginée par les Rambling Wheels

DR
Le groupe au milieu de son galactic pop opéra

Le groupe au milieu de son galactic pop opéra

DR

Fin mars, nous avions rencontré le groupe de rock neuchâtelois alors qu’il était en plein travail avec le metteur en scène Robert Sandoz. Tout était encore en phase de finition et même si l’on savait de quoi allait parler cette carte blanche au Théâtre du Passage de Neuchâtel — à savoir une interprétation libre du canular radio d’Orson Welles basé sur le roman de H.G. Wells, nous ne nous attendions pas à prendre une telle onde de choc!

Hier, à peine entrés dans la salle, outre le fabuleux décor, imaginé par Nicole Grédy, reconstituant un vieux studio de radio - ici, Radio Reverse, c’est un petit paquet plastique posé sur les sièges qui nous surprend. Il contient des bouchons d’oreilles, une pilule antibactérienne «use only in case of emergency» et un masque de protection respiratoire… Le ton est donné, le groupe n’a visiblement pas fait les choses à moitié.

Les lumières s’éteignent et une sorte d’émission radio vintage commence, les garçons ne parlent pas, mais chantent, usent de ressorts comiques et utilisent des objets et des panneaux pour donner le fil conducteur. Première impression: ça fonctionne et à l’instar du jeu de Fred, bassiste du groupe, les Rambling Wheels ne jouent pas uniquement d’instruments, mais jouent bel et bien des rôles. Au fur et à mesure du temps qui passe (trop vite!) les événements s’accélèrent et la musique, composée spécialement pour cette création, a des Air(s) de Pink Floyd, King Crimson, allant jusqu'à une touche quasi kraftwerkienne au moment de l’attaque extraterrestre (impossible de ne pas spoiler: ce sont des chats), pour terminer sur le bon vieux rock des Rambling lors d’un jouissif final entre chaos et espoir. On note que Raphaël, Cédric, Bastien et Frédéric ont aussi accepté de se mettre en danger en sortant de leur zone de confort en jouant d’autres instruments qu’habituellement.

Pour résumer et conclure, avec sa mise en scène réussie, ses accessoires et son décor ajouté aux incroyables effets de lumières (bravo Harold Weber): «Interstallar Riot» prendra sans aucun doute son envol vers d’autres théâtres et festivals comme l’espère la troupe de potes qui a déjà été bookée pour l'ouverture de la 17e édition du NIFFF le 30 juin prochain.

En attendant et pour ne pas regretter, il reste des places pour la représentation de vendredi 21 avril à 23 h et celle de samedi 22 avril à 20 h, parce que si pour l’instant, ces quatre garçons-là ne sont pas totalement dans le vent, c’est bel et bien parce qu’ils sont déjà partis tutoyer les étoiles dans la stratosphère.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!