06.02.2015 à 13:14

Fin du taux plancherUnia croule sous les demandes d'employés inquiets

De plus en plus d'entreprises cherchent à reporter l'effet du franc fort sur leurs salariés. Ces derniers s'inquiètent.

De plus en plus d'entreprises ont fait part de leur volonté d'abaisser les salaires ou de les verser en euros.

De plus en plus d'entreprises ont fait part de leur volonté d'abaisser les salaires ou de les verser en euros.

Archives, Keystone

Depuis l'abandon du taux plancher par la Banque nationale suisse (BNS), Unia a enregistré un nombre croissant de demandes d'employés inquiets. Le syndicat a, en outre, identifié 40 entreprises qui cherchent à répercuter la crise du franc sur leur main-d'oeuvre.

La plupart des firmes qui désirent prendre des mesures pour lutter contre le franc fort sont présentes dans les régions limitrophes, a indiqué ce vendredi 6 février Vania Alleva, coprésidente d«Unia et vice-présidente de l'USS. Il s'agit de PME mais aussi de multinationales, à l'instar de Straumann, qui a proposé à son personnel frontalier de le rémunérer en euros.

La déléguée syndicale déplore le fait que ces sociétés ne possèdent souvent pas de convention collective de travail (CCT). «Il est alors d'autant plus facile aux employeurs de régler le problème du franc sur le dos des employés».

Pratique illégale

Depuis le 15 janvier, de plus en plus d'entreprises ont fait part de leur volonté d'abaisser les salaires ou de les verser en euros. Pour lutter contre la sous-enchère salariale, Unia et l'USS disposent notamment de commissions tripartites.

Récemment, les syndicats ont réussi à faire plier la firme genevoise, Fournier - Volailles Importation, qui désirait verser en monnaie européenne le salaire de ses frontaliers. Vania Alleva rappelle que de telles pratiques sont illégales et vont à l'encontre de la libre circulation et des accords bilatéraux.

(ats)

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