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ZurichUnia dénonce un dumping salarial aux CFF

Unia a dénoncé jeudi un dumping salarial sur le chantier de la gare souterraine à Zurich. Selon le syndicat, de faux indépendants polonais effectueraient 60 heures de travail hebdomadaire pour 3000 francs.

Unia dénonce un dumping salarial du chantier des CFF à Zurich.

Unia dénonce un dumping salarial du chantier des CFF à Zurich.

Keystone

Le syndicat Unia dénonce un cas de sous-enchère salariale sur le chantier de la nouvelle gare souterraine à Zurich. De «faux indépendants» venus de Pologne y travaillent pour 3000 francs par mois, a indiqué jeudi Unia dans un communiqué. Le syndicat menace de fermer le chantier.

Ces ouvriers ont été «pincés lors d'un contrôle». Le syndicat dénonce «la politique de l'autruche» de l'Office de l'économie et du travail du canton de Zurich (AWA) et des CFF, maître d'ouvrage, qui ne sont pas intervenus et n'ont pas fermé le chantier.

Le syndicat a «prié l'AWA et les CFF de régler la situation jusqu'à lundi soir». Si rien n'est fait, alors Unia «se verra dans l'obligation de fermer le chantier».

Les ouvriers concernés effectuent «plus de 60 heures de travail hebdomadaire» pour un salaire de 3000 francs par mois. Dans le cadre d'un «montage compliqué de sociétés et de sous-traitants», ils sont employés par l'entreprise AB Brandschutz AG, à Winterthour (ZH), à qui les travaux ont été officiellement attribués, selon Unia.

Vérifications

Contacté par l'ats, le porte-parole des CFF Daniele Palecchi a indiqué que les accusations d'Unia vont être vérifiées. Si les faits sont avérés, alors les CFF protesteront avec fermeté auprès de l'entreprise. Il est clair que les CFF n'acceptent pas ce genre de méthodes, a ajouté le porte-parole.

Dans un communiqué officiel, l'AWA constate qu'aucune plainte n'a été déposée concernant le chantier dénoncé par Unia. L'office agit lorsqu'on lui signale des irrégularités. De plus, l'AWA n'a pas la compétence pour fermer un chantier.

(ats)

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