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Canton de NeuchâtelUnia lance une pétition pour sauver la raffinerie de Cressier

Unia a mis en ligne vendredi un texte en faveur de la raffinerie Petroplus menacée de faillite. Le syndicat veut ainsi maintenir la pression sur Berne et sur les banques.

La raffinerie de Cressier est menacée de faillite.

La raffinerie de Cressier est menacée de faillite.

Keystone

Le syndicat Unia veut maintenir la pression sur les autorités fédérales et les banques afin qu'elles contribuent activement à éviter la faillite de Petroplus. A cet effet, il a mis en ligne vendredi une pétitionen faveur de la raffinerie de Cressier (NE).

«A ce jour, les discussions en vue d'une solution pour la pérennité de la raffinerie Petroplus de Cressier sont hélas encore restées sans solutions concrètes», déplore le syndicat dans un communiqué de presse.

Intervention de Schneider-Amman réclamée

Les pétitionnaires demandent l'intervention personnelle du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, comme l'ont fait les autres ministres européens de l'économie. Selon eux, le canton et la Confédération doivent s'engager pour le maintien des emplois et pour obtenir des garanties pour le paiement des salaires des mois à venir.

Ils souhaitent aussi l'introduction d'une taxe européenne sur les produits finis émanant de pays ne respectant pas les normes environnementales et de sécurité. Les produits raffinés en Europe respectent des normes strictes en matière d'environnement et de sécurité, ce qui les rend moins concurrentiels.

En proie à de graves difficultés financières, le groupe zougois Petroplus a annoncé mercredi soir un accord temporaire avec les banques qui lui accordent des facilités de crédit. Il lui permet de poursuivre en partie les activités sur ses sites de Coryton (Angleterre) et Ingolstadt (Allemagne).

L'avenir des sites de Cressier, Petit-Couronne (France) et Anvers (Belgique) n'a en revanche pas été évoqué. L'usine neuchâteloise, qui compte 260 employés, sera arrêtée la semaine prochaine. N

(ATS)

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